Le Jardin sur la mer
« C’est une petite pépite espagnole que ce Jardin sur la mer, élégant et feutré comme un roman de Francis Scott Fitzgerald. Un roman aussi délicat que les fleurs du luxuriant jardin dont s’est occupé des années durant le narrateur de cette histoire. Il se remémore les années où il fut jardinier et gardien d’une villa du bord de mer au service d’un jeune couple richissime pour lequel les mois d’été n’étaient qu’une succession de fêtes, de baignades, de farniente. Ses souvenirs, constitués par ses nombreuses observations sur la vie des jeunes mariés, ses relations cordiales avec ses employeurs et leurs amis, mais aussi ses conversations avec les domestiques, tissent une histoire où l’insouciance sera peu à peu remise en cause par l’installation d’un nouveau voisin. Au fil des pages et au gré des étés, le sublime jardin, explosion de parfums et de couleurs, devient le théâtre à la fois des confidences et des non-dits. La douceur de vivre y est peu à peu remplacée par une atmosphère plus chargée qui laisse présager le drame à venir. Et en même temps que l'on devine, derrière les sourires parfaits et les peaux bronzées, les fêlures et les secrets, l’on se prend d’affection pour ce vieil homme, tout entier dévoué aux fleurs comme aux hommes, oreille attentive, confident des plus riches comme des
plus miséreux.
Un texte au charme fou. »
Christèle de la librairie Le Carnet à spirales à Charlieu
Charrue tordue
« Derrière Charrue tordue plane l’ombre du grand Jorge Amado, porte-parole des hommes et femmes du Nordeste brésilien qui suaient sang et eau pour survivre et enrichir de puissants propriétaires terriens. Itamar Vieira Junior, à son tour, dans un récit vibrant, plonge son lecteur au cœur d’une des fazendas du Sertao, encore nombreuses au milieu du siècle dernier. Ces terres ingrates étaient cultivées par des communautés afro-brésiliennes descendantes d’esclaves autorisées à les habiter sans jamais pouvoir y devenir propriétaires en échange d’un travail harassant et peu lucratif. Aboli, l’esclavage… ? Dans la fazenda d’Aqua Negra, deux sœurs, Bibiana et Belonisia, à la faveur d’un moment d’inattention des adultes, découvrent ce que cache la vieille valise de leur grand-mère : un sublime couteau à manche d’ivoire. Cet objet précieux et énigmatique scellera leur destin puisque l’une des deux, en se blessant, perdra sa langue et la parole. Tragédie hautement symbolique dans une communauté où savoir et traditions se transmettent uniquement par la parole mais où l’on subit en silence la misère, la domination ou la main trop leste d’un mari. Acte fondateur puisqu’il amorce une vie où toutes deux, chacune à sa manière, chercheront à s’affranchir du joug conjugal ou sociétal : l’une en menant une vie solitaire et indépendante au plus près de la nature, l’autre, en s’éloignant quelques années de la fazenda, de ses rites ancestraux et éculés à ses yeux pour revenir, instruite et prête à mener combat pour les siens. Dans une langue qui allie réalisme et poésie, qui confronte le monde des traditions et des esprits à la dure réalité d’un pays en mutation, Itamar Vieira offre à ces deux sœurs et à leur communauté dont lui-même est issu une prise de conscience sociale, un refus de la soumission, l’honneur de pouvoir enfin relever la tête. A travers l’histoire de ce couteau, dont le mystère ne sera dévoilé qu’à la fin du livre, l’auteur fait un habile parallèle avec le Brésil contemporain et livre un roman bouleversant dénué de toute idéologie, humain tout simplement. »
Librairie Le Carnet à spirales à Charlieu
Du givre sur les épaules
« L’histoire d’un berger espagnol tombé amoureux de la fille d’un riche propriétaire terrien d’un village perdu dans une vallée de l’Aragon des années 1930. Mais la pauvreté n’a jamais fait bon ménage avec la bourgeoisie. Pour gagner la main de sa bien-aimée, Ramon passe donc du côté sombre (mais lesquels sont du bon côté ?), devient contrebandier et amasse beaucoup d’argent. Cette petite pépite est une fable magnifique, politique, sociale, digne d’une tragédie antique. Un vrai bijou littéraire. » Librairie Le Carnet à spirales à Charlieu
Qui se souviendra de Phily-Jo ?
« Caustique, intelligent, brillant, Marcus Malte nous plonge dans un vrai-faux roman américain, un dédale de questions sur le pouvoir, la manipulation, la folie de nos sociétés occidentales. Au final, le lecteur se fait délicieusement piéger par le pouvoir de la littérature et incroyablement manipuler par un écrivain d’exception. Lire Marcus Malte est une aventure. » Le Carnet à spirales — Charlieu
L’anarchiste qui s’appelait comme moi
« Un jour de désœuvrement, Pablo Martín Sánchez découvre qu’un anarchiste révolutionnaire de la première partie du XXe siècle portait son nom. Le romancier devient historien, l’historien devient raconteur d’histoires, le roman devient d’aventures et le lecteur, pris au piège, se régale. C’est finalement assez simple l’écriture ! Une magnifique co-édition par Zulma et La Contre Allée. » Jean-Baptiste Hamelin, Le Carnet à Spirales — Charlieu
Épépé
Épépé est « le livre fascinant » de Jean-Baptiste de la librairie Le Carnet à spirales de Charlieu.
« Épépé est fascinant par sa construction qui emmène le lecteur dans un piège, en même que son personnage principal Budaï. »
La Vie et les Agissements d’Ilie Cazane« Sous le joug de Ceaucescu, cette allégorie poétique et farfelue qui ironise ce régime totalitaire jouant de la peur de la répression, de la délation (la vraie, celle qui conduit à la torture puis à la mort) afin de maintenir le peuple sous contrôle. Et pourtant ! » Jean-Baptiste, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
La Mémoire de riz« La nouvelle est un art délicat, celui du savant dosage de l’imagination, du mot juste et de la chute où nombreux ont chuté... Blas de Roblès en est un sorcier. » Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
Le Garçon« Un OLNI - Objet littéraire non identifié - Un bonheur pour les sens, l’essence de la littérature : libre, inventive, musicale, insaisissable. Ce Garçon est un bijou d’une exigence rare et rassurante… Le terme est choisi : on ne lit pas le Garçon, on plonge dans une aventure littéraire. À lire et à offrir, car la littérature est une fête, et ce Garçon est son invité d’honneur. » Librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
La vie en cinquante minutes« Aucun doute, Benny Barbash sait à merveille se mettre dans la peau de tout un chacun. Il est aussi bien un enfant qui enregistre tout sur son petit magnéto et retranscrit ainsi tous les problèmes familiaux et par là-même les maux d’Israël (My first Sony) ; ou un homme dont l’oreille devient le berceau d’une jeune pousse d’olivier (Little Big Bang) ; ou bien Monsieur Sapiro, publicitaire qui rêve de changer le cours de sa vie ; ou enfin, dans cet excellent dernier roman, une femme cinquantenaire qui, découvrant un long cheveu blond entortillé dans la bretelle de maillot de corps de son mari, se lance jalousement et frénétiquement dans une chasse à la blonde. Mais est-ce vraiment une femme qu’elle cherche ? N’est-elle pas plutôt à la recherche d’une autre existence, cette vie qu’elle n’a pas pu, pas su, mener et dont elle fait entièrement porter l’échec à son époux ? Il nous rend Zahava (c’est le prénom de cette femme) tellement proche, tellement tangible, ses interrogations, ses angoisses, sa fragilité sonnent tellement juste, que nous doutons avec elle, nous devenons, nous respirons Zahava. Oui pas de doute, Benny Barbash sait toujours aussi bien dérouler les vies ordinaires, familiales, conjugales, souvent alourdies par le poids de la religion, avec humour, sensibilité et lucidité. » Librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
Le Maître du Jugement dernier« Un monument (...) J’ai aimé l’écriture : ciselée, fluide, d’une beauté totale. On tourne les pages avec l’impression de toucher de la main, d’être à côté des protagonistes. J’ai adoré les personnages, on n’arrive pas à les saisir. » Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
La Divine Chanson« La puissance d’un conte africain, la profondeur d’un blues et la fantaisie d’un jazz envoûtant... Rien que cela. Cette divine chanson est une divine surprise, un moment rare de lecture. Sous les griffes du narrateur, un chat vivant sa septième et ultime vie, Gil Scott-Heron renaît. Tantôt exceptionnelle mais aussi régulièrement affligeante sa courte vie sera ainsi décrite entre spiritualité et réalité artistique. Un être sans compromis sur son art, sur le rôle potentiel (essentiel) de la musique dans l’évolution des droits des Noirs, sur son intégrité totale et parfois excessive dans la création, dans son oeuvre. Passionnante également la DIVINE CHANSON l’est par ses personnages : le père Reginald Kamau, absent, footballeur, fêtard puis retiré de la vie ; la magnifique et incroyable grand-mère Lily Williams, personnage haut en couleur vouant à son petit-fils une admiration totale, conteuse ; la mère ; Sappho... Mais aussi ceux que l’on croise : écrivains, chanteurs, musiciens... » Librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
Murambi, le livre des ossementsLu et conseillé par Jean-Baptiste Hamelin de la librairie Le Carnet à Spirales de Charlieu
C’est moi qui éteins les lumièresLu et conseillé par Jean-Baptiste Hamelin de la librairie Le Carnet à Spirales de Charlieu
El último lectorLu et conseillé par Jean-Baptiste Hamelin de la librairie Le Carnet à Spirales de Charlieu
Un jour avant PâquesLu et conseillé par Jean-Baptiste Hamelin de la librairie Le Carnet à Spirales de Charlieu
Little Big Bang« Coup de cœur : un israélien décide de maigrir et pour cela entame divers régimes dont un le conduira vers une issue pour le moins désagréable pour lui mais désopilante pour nous. Avec un sens de l’humour très acéré et un talent de conteur indéniable, Benny Barbash, à partir d’une simple fable, nous dresse un portrait sans concession de la situation israélo-palestinienne. Un regard pertinent et légitime : une lecture obligatoire pour dédramatiser certaines situations et décontracter certains protagonistes. Finalement une fable universelle... » Christèle Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
L’Armée illuminée« Matus, enseignant bientôt retraité, est démis de ses fonctions pour avoir donné à ses élèves une version toute personnelle sur l’histoire des rapports entre le Mexique et les États-Unis. Loin d’être décontenancé par cette décision, Matus s’octroie le statut de général et part à l’assaut de Fort Alamo avec son armée personnelle, une poignée de gamins simplets. Dans la veine de ses deux précédents romans, David Toscana nous sert une fable déjantée et géniale, entre réel et imaginaire. » Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
Monsieur Sapiro« Miki, cinquantenaire, dresse le bilan ordinaire de sa vie... ordinaire : publicitaire blasé, il rêvait d’être artiste, il n’est plus amoureux de sa femme depuis fort longtemps et il n’a surtout jamais eu le courage de bousculer l’ordre des choses. Alors quand dans un luxueux hôtel, la serveuse annonce que l’on demande M. Sapiro au téléphone. Après maintes (et truculentes) hésitations Miki devient M. Sapiro, éminent faussaire. Benny Barbash, par un habile jeu de miroirs et de digressions hilarantes, dissèque avec brio la double personnalité de vrai - faux M. Sapiro. Après avoir soutenu et conseillé Little Big Bang et My First Sonny, le Carnet à spirales a aimé le nouveau Benny Barbash ! » Christèle Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu
Rosa candida – Édition collector« Voilà le petit bonheur de la rentrée, la découverte qui fait du bien, qui rafraichit, qui laissera longtemps après, l’air de rien, une petite rose à 8 pétales dans un coin de la tête. Voilà, je vous laisse découvrir la roseraie d’Arnjóltur et retourne tailler mes rosiers. » Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à Spirales — Charlieu