La Sterne rouge
Antonythasan Jesuthasan La Sterne rouge

Roman traduit du tamoul (Sri Lanka) par Léticia Ibanez

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14 × 21 cm
320 pages
979-10-387-0083-3
22,50
Paru le 03/02/2022

Ala n’est qu’une jeune fille lorsqu’elle rejoint les Tigres tamouls. À quinze ans, amoureuse de son général, la voici prête à mourir au combat. Mais l’attentat-suicide qu’Ala s’apprête à commettre n’aura pas lieu et elle se fait arrêter. Condamnée à trois cents ans de prison dans les geôles sri-lankaises, elle tente de se maintenir vivante, forte d’une sensualité inextinguible et du désir de raconter son histoire. Miraculeusement libérée, elle n’a d’autre choix que l’exil et file pour l’Europe. Une autre vie commence. Mais la capitaine Ala, surnommée la sterne, est-elle vraiment celle qu’elle prétend être ?
Par une astucieuse mise en abyme, La Sterne rouge explore avec subtilité la question des origines, de l’engagement, de la violence et de la liberté. C’est aussi un magnifique hommage aux traditions et à la culture des Tamouls de l’est du Sri Lanka.

Antonythasan Jesuthasan

Antonythasan Jesuthasan – alias Shobasakthi – est né en 1967 au Sri Lanka et vit désormais en France. Acteur du superbe Dheepan de Jacques Audiard, il est l’auteur d’une œuvre extraordinairement novatrice.



14 × 21 cm
320 pages
979-10-387-0083-3
22,50
Paru le 03/02/2022

Bonus

« Une voix rare
et précieuse »
Lire

« Au-delà de ce témoignage sans complaisance sur un conflit dont les blessures n’en finissent pas de saigner, l’auteur ouvre une porte sur l’imaginaire – et c’est là toute la force de ce fabuleux roman. »

Laurence Péan, La Croix

« La jeune femme tâta sa tempe de la main gauche.
La blessure par balle qu’elle s’était dessinée sur le front,
avec son rouge à lèvres, était encore grasse et fraîche
au toucher. Elle quitta son lit, se posta devant le miroir
et contempla son front avec ébahissement.
Puis elle se dessina des blessures au ventre et au cou,
toujours avec son rouge à lèvres. Le corps d’Ala
était chargé de blessures, comme les arbres rujovk
de leurs baies qui tapissent au printemps
le sol de Lando Plancé. »

La Sterne rouge, Antonythasan Jesuthasan

« Une reconstitution de l’univers tamoul, sa violence et sa beauté, à travers un portrait de femme. »
Feya Dervitsiotis, 
Le Matricule des anges

« Dans ce roman de l’enfance niée et de l’effroi annoncé, Antonythasan Jesuthasan ausculte moins la guerre civile qui a ravagé son pays et fauché près de 100 000 vies qu’il ne questionne l’identité et l’engagement, la violence et les sacrifices. Si le début touffu et fourmillant de La Sterne rouge peut dérouter, il est également un moyen d’exposer sa complexité – et une forme de luxuriance – un monde, un univers appelé à sombrer. »

Arnaud Vaulerin, Libération

« Un beau roman sur l’engrenage indépassable de la violence. »

Le Vif L’Express

« Écrit par un ancien membre des Tigres réfugié en Europe, ce roman dérangeant et d’une grande force mêle poésie et brutalité pour dévoiler les rouages d’un conflit méconnu. »

Dominique Fidel, Simple Things

Antonythasan Jesuthasan chez Zulma