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Librairie Gallimard – Montréal

Librairie Gallimard – Montréal
3700, boulevard Saint-Laurent
H2X 2 Montréal - Canada
(514) 499 2012
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Coups de cœur des libraires

Miss IslandeCoup de cœur des libraires.
La Pensée écologique« L’excellente maison d’édition Zulma s’est lancé le nouveau défi d’entamer, en cette année 2019, une collection d’essais. On pourra trouver, dans leur catalogue, des livres de philosophie, d’économie, d’histoire et de société toujours avec ce souci de nous faire découvrir des incontournables malheureusement oubliés. C’est le cas pour le tout premier livre de la collection, La Pensée écologique de Timothy Morton. Bien que paru en 2010 en anglais, cette première traduction en français, signée magistralement par la romancière et philosophe Cécile Wajsbrot, est toujours d’actualité. Morton, philosophe avec une abondante œuvre publiée en anglais, montre sa capacité à associer des classiques à la culture pop contemporaine en y ajoutant un prisme très personnel et intéressant. Dans La Pensée écologique, vous lirez une relecture de L’Origine des espèces de Darwin avec maintes références à Disney, Blade Runner (le film préféré de l’auteur) ou Star Wars. Kant, Levinas, Marx, Adorno et Descartes dialoguent avec Coleridge, Wordsworth, Milton, Rimbaud ou Shelley, entre autres, puisque le postulat principal de Morton est que l’art et seulement l’art peut nous aider à penser une écologie globale qui permette de faire face aux problèmes environnementaux auxquels nous sommes exposés. Pour ceci, les deux éléments clefs de cette pensée écologique sont le maillage (“le fait de constater que tous les êtres sont interconnectés”), et l’étrange étranger (“les frontières entre les êtres et l’identité des êtres sont affectées par cette interconnexion”). Provocateur, original, brillant et surtout très solide avec ses théories, l’essai de Timothy Morton nous pousse à sortir des sentiers battus, à redéfinir nos certitudes en envisageant une pensée plus large, plus sombre, plus artistique et enfin plus écologique, qui a à voir avec “l’art, la philosophie, la littérature, la musique et la culture [...], et qui inclut toutes les voies imaginables du vivre ensemble”. » Librairie Gallimard – Montréal
Le Testament d’Alceste« Un incontournable de la littérature catalane ! » Thomas et Jordi
La Maison de verre – Buru Quartet IV« Ici s’achève le Buru Quartet, cette immense fresque de plus de 2000 pages enfin intégralement traduite en français. Ç’aura été un long et grand voyage d’émancipation, une étude vivante du choc de la culture européenne avec celle de l’Asie, une dénonciation subtile de l’atrocité des mécanismes coloniaux. Dans ce dernier tome, il nous faut laisser Minke, narrateur et héros des trois précédents volumes. S’opère un renversement de perspective habile et l’on se retrouve à voir le monde par les yeux d’un autre indigène talentueux, celui-là moins solide dans sa probité que Minke, cédant rapidement aux privilèges du pouvoir malgré les tourments de la conscience. Engagé à titre d’expert-conseil par le gouvernement colonial, Pangemanann a vendu ses capacités d’analyse hors du commun aux oppresseurs des Indonésiens qui osent emprunter le sentier miné de l’autonomie. De coups bas en injustices camouflées, les remords grignotent lentement son âme à la mesure où la bouteille le ravit au monde. Héros et lâches finissent indistinctement broyés, les espoirs enfouis sous une tombe barbouillée, sans que l’Histoire n’en fasse trop de cas, hermétique à ce qui se trame sous ces latitudes. Certainement l’un des meilleurs feuilletons politiques de tous les temps ! » Thomas
Le Garçon« L’auteur qui nous vient du polar s’éloigne de son genre de prédilection pour nous offrir un volumineux roman d’apprentissage ayant pour toile de fond la première moitié du XXe siècle. Étrange objet littéraire que voilà, magnifiquement écrit et imprimant dans nos mémoires les fulgurances qu’il fait naître en rendant hommage à la musique (celle de Chopin, de Mendelssohn) et à la littérature érotique, de même qu’en restituant l’horreur de la mitraille. » Thomas Dupont-Buist
Le Jardin des Sept Crépuscules« Dans un style irréprochable (celui de l’esthète et du poète), Miquel de Palol élabore l’architecture de cette grande fresque romanesque. Plongez, et le moindre doute qui pourrait vous habiter s’évanouira au fil de l’excellence de cette œuvre. » Thomas Dupont-Buist