Roman traduit de l’arabe (Soudan) par Xavier Luffin
Prix Laure-Bataillon 2026
9791038703506
18,00€
Paru le 04/09/2025
CONTACT LIBRAIRIE
Valentin Féron
valentin.feron@zulma.fr –
01 58 22 19 90
En voyage en Autriche, Nour tombe sur Adam : une âme égarée en guenilles, fin comme une tige de bambou, les yeux noyés de crack et de bière bon marché. Ils étaient comme des frères, pleins de projets et de rêves, à leur départ du Soudan et sur la périlleuse route des Fourmis. Mais Adam ne le reconnaît pas – et disparaît. Il est retrouvé mort quelques jours plus tard, sur la route du retour, comme rentrant au pays. Une folie.
Nour et tous ceux qui l’ont croisé racontent qui était Adam, l’homme qui parlait aux corbeaux. Eva, qui l’héberge à Graz sur un coup de tête ; Michaël, le technicien de cirque italien qui les emmène en voiture à Zagreb puis en Hongrie sans se faire payer ; Ibrahim qui les initie aux codes et usages de la Jungle ; le forgeron syrien devenu passeur ; et puis Zahra avec son bébé, Zahra dont Adam tombe amoureux, Zahra dont le talisman dérisoire, une rose blanche en plastique, ne le quittera jamais. En tous, il laisse un vide éternel.
Véritable immersion dans la Jungle de Calais, zone de non-droit où se regroupent sans se mêler les communautés venues d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie centrale, où la poésie sait aussi se nicher au détour d’une tentative de traversée en ballon ou d’une rupture scellée par la cruche de terre cuite brisée à quatre mains, Le corbeau qui m’aimait est un roman sensible, engagé et humaniste.
Adulé dans le monde arabe, censuré dans son pays, Abdelaziz Baraka Sakin est né en 1963 au Soudan et vit en exil entre la France et l’Autriche. Il est l’auteur du Messie du Darfour (prix Littérature-Monde, 2017), le chef d’œuvre irrévérencieux qui l’a révélé en France, de La Princesse de Zanzibar, le roman caustique entre légendes et grande histoire qui a été interdit à Oman et au Koweit, et des Jango, le roman tourbillonnant qui provoqua la censure des autorités soudanaises.
« Une superbe et provocante désinvolture. » Le Monde des Livres
176 pages
9791038703506
18,00€
Paru le 04/09/2025
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Valentin Féron
valentin.feron@zulma.fr –
01 58 22 19 90
Bonus
« Il a dessiné une ligne invisible à hauteur de l’horizon, puis un rectangle.
— Vois-tu cette fenêtre ?
— Oui, je peux l’imaginer.
— Peux-tu voir ce qu’il y a derrière la fenêtre ?
— Je vois la clôture du jardin, des arbres, quelques passants et tout le reste derrière eux.
— Tout ce qui se trouve derrière la fenêtre est un monde parallèle, un autre univers, c’est là-bas que je veux aller. Il ressemble au monde dans lequel nous vivons mais ce n’est pas lui. Seuls les corbeaux sont capables de vivre dans les deux mondes, de passer de l’un à l’autre avec la plus grande facilité, et quand ça leur chante. »
Abdelaziz Baraka Sakin, Le corbeau qui m'aimait
« Dans ce roman des limbes, Abdelaziz Baraka Sakin réussit le subtil pari de raccommoder le tissu de l’âme déchirée de celui qui, dans une jungle-monde, s’aventura à devenir
corbeau pour demeurer
foncièrement humain. »
Lamia Berrada-Berca, Libération
« Esprit libre, Baraka Sakin écrit ce qu’il pense, dans une transgression tranquille, jubilatoire, facétieuse parfois. »
Le Monde des Livres
« Le Corbeau qui m’aimait est le tombeau en morceaux d’un ami, comme édifié dans
un état d’esprit quasi
post-traumatique, au cœur d’un monde dont la clarté
sinistre désespère. »
Muriel Steinmetz, L’Humanité
« Abdelaziz Baraka Sakin raconte avec beaucoup de subtilité la lente déshumanisation qui finit par avoir raison d’Adam « Ingiliz » qui rêvait d’Angleterre, semblable aux corbeaux « révoltés et sages », et qui aimait le poème de Poe. »
Sébastien Omont, Médiapart
« Magnifique d’humanité. »
Valérie Marin La Meslée,
Le Point
« Le corbeau qui m’aimait est une petite merveille littéraire lumineuse et TENDRE, une histoire triste, racontée par un poète, véritable MAGICIEN de l’écriture. »
Jean-Louis Gouraud, Afrique Magazine
« Un touchant hommage aux trajectoires accidentées des migrants. »
Kenza Sefrioui, Enass
« Un écrivain joueur, rusé, audacieux, tendre, esthète. Et profondément engagé. »
Le Point
« Les victimes de la guerre sont toujours les simples soldats, les citoyens et la nature », par l’écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin, Le Nouvel Obs
« Ce court roman de 192 pages possède la densité d’une œuvre bien plus volumineuse. Sensible, engagé, profondément humaniste, il nous pousse à regarder derrière les simples faits. Et si nous avions tous, quelque part, un corbeau qui nous aimait ? »
Anne-Marie Thomazeau,
La Marseillaise
« On goûte au dernier roman d’Abdelaziz Baraka Sakin comme l’on écouterait le récit d’un conteur sous l’arbre à palabres. »
Thierry Boillot, L’Alsace
« Les quatre romans traduits de l’écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin sont remarquables, autant par leur structure originale que par leur amalgame subversif de révolte et d’humour, propre à traiter de choses terribles sur un ton faussement détaché. »
Sébastien Omont,
En attendant Nadeau
« Abdelaziz Baraka Sakin a choisi un ton affectueux et loufoque pour raconter l’histoire poignante couchée dans les pages du Corbeau qui m'aimait. Un roman étonnant, touchant et humaniste qui mérite amplement le détour. »
Alexandre Fillon, Les Échos
« Le corbeau qui m'aimait est un roman sensible, engagé et humaniste. »
La Presse de la Manche
« L’écrivain a la particularité d’amener toujours beaucoup de poésie dans une réalité sombre. Une façon de montrer qu’il faut dépasser les clichés, que la beauté apaise et sauve. »
Karin Cherloneix, Ouest-France





