Léticia Ibanez
Léticia Ibanez est agrégée de lettres modernes et docteure de l’Inalco. Ses travaux portent sur la construction de la modernité littéraire tamoule, son développement diasporique et les circulations textuelles entre tamoul et littératures du monde. Elle a récemment traduit le roman Salamalecs d’Anthonythasan Jesuthasan, une sélection de poèmes des XXᵉ et XXIᵉ siècles de Bharati à Kutti Revathi, ainsi que le roman de Perumal Murugan Femme pour moitié.
Bonus
« Une voix rare
et précieuse »
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« J’ai perçu des bruits autour de moi. J’ai tendu l’oreille, reconnu les vrombissements des avions et déduit que je me trouvais non loin d’un aéroport. J’ai dû naître sous un treizième signe non répertorié sur le zodiaque… le signe du Chariot volant peut- être ! La lumière rouge et les bruits de décollage ont dû se fixer dans un repli de mon âme, car ils me hantent sans trêve. Souvent mes pensées se font oiseaux. Elles me prennent dans leurs griffes et m’emportent par-delà les cimes enneigées, les déserts et les océans pour me ramener à Purpamunai. »
Antonythasan Jesuthasan, Salamalecs
« En refermant Salamalecs, on n’a qu’une hâte : recommencer par l’autre côté. »
Gladys Marivat,
Le Monde des Livres
« La jeune femme tâta sa tempe de la main gauche.
La blessure par balle qu’elle s’était dessinée sur le front,
avec son rouge à lèvres, était encore grasse et fraîche
au toucher. Elle quitta son lit, se posta devant le miroir
et contempla son front avec ébahissement.
Puis elle se dessina des blessures au ventre et au cou,
toujours avec son rouge à lèvres. Le corps d’Ala
était chargé de blessures, comme les arbres rujovk
de leurs baies qui tapissent au printemps
le sol de Lando Plancé. »
La Sterne rouge, Antonythasan Jesuthasan
« Écrit par un ancien membre des Tigres réfugié en Europe, ce roman dérangeant et d’une grande force mêle poésie et brutalité pour dévoiler les rouages d’un conflit méconnu. »
Dominique Fidel, Simple Things
« Un roman d’une puissance saisissante, avec lequel, et malgré l’horreur, Jesuthasan réussit encore le tour de force de nous faire rire. »
Anne-Marie Thomazeau, Zébuline



