Vrioni Jusuf

Jusuf Vrioni

De nationalité albanaise, Jusuf Vrioni (1916-2001) est né à Corfou en Grèce. Membre d’une grande famille de beys de l’Empire ottoman, il passe sa jeunesse en France et en Italie. À son retour en Albanie en 1943, les communistes ne tardent pas à prendre le pouvoir. Jusuf Vrioni sera arrêté pour « espionnage » sous le régime répressif d’Enver Hodja, et emprisonné plus de douze ans. Libéré en 1959, sans argent, étiqueté comme ennemi du régime, il vivote péniblement. C’est en 1961 qu’il découvre l’œuvre de Kadaré. Séduit, il se lance à corps perdu dans sa traduction, d’abord anonymement – les auto-rités ne souhaitant pas voir apparaître le nom d’un ancien « dissident » –, puis de façon officielle. Parfait francophone, Jusuf Vrioni s’installe à Paris en 1997 et devient ambassadeur de son pays à l’Unesco. Ayant magistralement œuvré pour le succès de Kadaré en France et dans le monde, il a été récompensé par le prix Halpérine-Kaminsky pour l’ensemble de son œuvre de traducteur.

Bonus

« Un magistral conteur. »

Libération

« À cause du froid, les gens se déplaçaient moins, mais, curieusement, la rumeur courait tout aussi vite que si le temps avait été plus clément. On eût même dit que, figée par le froid hivernal, cristalline et scintillante, elle filait plus sûrement que les rumeurs d’été, sans être exposée comme elles à la touffeur humide, à l’étourdissement des esprits,
au dérèglement des nerfs. »

Qui a ramené Doruntine ?, Ismail Kadaré

« Une figure majeure de la littérature »

Alexis Lacroix,
L’Express

« L’un des plus
grands écrivains
de notre temps. »

RFI

« L’un des plus grands écrivains de notre temps. »

RFI

« Xan tira douze photos différentes
de la solution et sur chacune d’elles
observa la même chose. Et, lorsque
la cuve fut vide, brusquement, avec
une étrange clarté, dans tout son être
s’installa clairement cette pensée :
Enver Hodja avait un gros souci. »

Ismail Kadaré,
L’Hiver de la grande solitude

Vrioni Jusuf
traducteur chez Zulma