Roman traduit du catalan par Edmond Raillard
Nouvelle traduction
A paraître12,99€
Paru le 02/04/2026
Contact Presse : Agathe Le Faucheur 01 58 22 19 90 /
06 95 08 37 81-presse@zulma.fr
CONTACT LIBRAIRIE
Laure Leroy
laure.leroy@zulma.fr
La nuit où elle a été abandonnée bébé, devant la grille qui donne sur le jardin de Monsieur Jaume et Madame Magdalena, le cactus qui pousse au creux du mur a fleuri. Sur un papier déchiré accroché à ses vêtements, on a maladroitement écrit un prénom : Cecília – mais qui ?
Cecília grandit rue des Camélias, dans une maison modeste de Barcelone, éblouie par les étoiles, enivrée du parfum des roses qui illuminent le jardin. Elle rêve d’ors et de paillettes, d’aller à l’opéra au prestigieux Liceu. Elle est cueillie par l’amour dès qu’il se présente, quitte à vivre dans une baraque en tôle. Couturière désastreuse, elle en vient à faire le trottoir et c’est avec une forme de torpeur mêlée de fatalisme qu’elle accepte la protection d’un de ces beaux messieurs. Entre prostitution et prison dorée, abus et emprise, son errance pourra-t-elle jamais rimer avec indépendance ?
À fleur de peau, Rue des Camélias raconte le destin d’une femme qui tente de traverser l’existence au-delà de sa condition, au-delà de la quête des origines, de la fin de l’innocence et d’une insondable solitude – dans une société où les barrières de genre et de classe restent infranchissables.
Mercè Rodoreda (1908-1983) grandit dans une maison rêvée avec ses parents et son grand-père, figure pittoresque, catalaniste et bohème qui lui transmet l’amour des jardins, le fil rouge de son œuvre. Lorsque ce dernier meurt, Rodoreda est mariée à son oncle maternel alors qu’elle n’a que vingt ans. Entre désillusions et perte de l’innocence, ce mariage est un échec. Elle trouve refuge dans la littérature et écrit dans des revues, publie nouvelles et romans. Mais ses idées républicaines et son engagement la contraignent à un long exil qui la plonge dans la précarité et la conduit de Limoges à Genève. Elle y commence un nouveau roman, Le Jardin sur la mer, son chef-d’œuvre qu’elle mettra sept ans à écrire. Entre-temps, elle s’impose dans la littérature catalane avec deux titres phares, La Place du diamant (1962) et Rue des Camélias (1966) pour lequel elle reçoit la plus haute distinction littéraire, le Prix Sant Jordi. Elle ne revient qu’à la fin de sa vie en Catalogne où elle s’éteint en 1983, laissant derrière elle une œuvre majeure tout en finesse et en poésie.
9791038704237
12,99€
Paru le 02/04/2026
Contact Presse : Agathe Le Faucheur 01 58 22 19 90 /
06 95 08 37 81-presse@zulma.fr
CONTACT LIBRAIRIE
Laure Leroy
laure.leroy@zulma.fr
Bonus
« Son écriture, ajourée, décrit avec finesse les objets et la nature, les crescendos d’émotions et la beauté malgré tout de la condition humaine. »
Frédérique Roussel, Libération
« Je me rappelle encore le jour où la couleur violette est entrée dans ma vie, un après-midi d’été avec toutes les persiennes baissées et la clarté qu’on ne voyait que par les fentes. Une dame est venue, grande, portant une robe violette et une voilette avec une mouche de velours sous l’œil, et des violettes sur la poitrine et des chaussures couleur de violette, et tout en passant la main sur les violettes de sa poitrine elle a dit que mon père devait être un homme comme on n’en voit guère parce que j’avais un visage de nymphe et de sainte, et le métier que je ferais avec les hommes quand je serais grande serait effrayant. »
Mercè Rodoreda, Rue des Camélias
« Sa place est parmi les plus grandes, aux côtés de Virginia Woolf surtout, dont elle serait une sœur latine, plus populaire. »
Le Monde
« Adepte d’une écriture aux frontières du réalisme et de l’étrange, l’art singulier de Mercè Rodoreda s’impose bien au-delà des frontières de Catalogne. »
Le Figaro
« Une grande dame de la littérature mondiale. »
Mathias Enard,
France Culture
« Dans chacun de ses livres, le langage des fleurs est aussi ambigu que sa vision de la vie, lumineuse et obscure, à la lisière du réel, transcendée par une écriture limpide et si pleine d’images frappantes. »
Valérie Marin La Meslée,
Le Point
« Plus qu’un roman, une huile essentielle ! »
Dominique Aussenac,
Le Matricule des Anges
« Grâce à une écriture épousant les respirations du corps et les sentiments, Mercè Rodoreda dit la beauté et la cruauté du réel par des mots qui nous font basculer, des mots où s’entrechoquent émotions
et images. »
le Monde Diplomatique
« Mercè Rodoreda n’a pas, dans le monde francophone, la place qu’elle mérite. »
Pierre Maury, Le Soir
« Rodoreda m’éblouit par la sensualité qui se dégage de l’atmosphère de ses romans. »
Gabriel Garcia Márquez
« On ressort de là éblouis et décidés à poursuivre sans tarder l’exploration des textes de Mercè Rodoreda. »
Alexandre Fillon, Les Échos
« C’est une merveille de poésie, avec toujours en contrepoint un délicat hommage à la beauté
des fleurs. »
Isabelle Bourgeois, Avantages
« L’écriture est belle comme un jardin en fleurs, avec ses épines et ses parfums. »
Julien Burri, Le Temps
« La noirceur du propos est sans cesse embellie par la majesté des fleurs, par l‘éclat de leurs parfums, par une écriture luxuriante et poétique. »
David Lelait-Helo,
Femme Actuelle



