Mercè Rodoreda
Le Jardin sur la mer
Mercè Rodoreda Le Jardin sur la mer

Roman traduit du catalan par Edmond Raillard

Le Jardin sur la mer est traduit pour la première fois en français.

Nouveauté
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224 pages
9791038704046
10,95€
Paru le 08/01/2026

Contact Presse :
Agathe Le Faucheur
01 58 22 19 90 / 06 95 08 37 81
presse@zulma.fr

CONTACT LIBRAIRIE
Laure Leroy
laure.leroy@zulma.fr

Il se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin: il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui.
Presque au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.

 

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Mercè Rodoreda

Mercè Rodoreda (1908-1983) grandit dans une maison rêvée avec ses parents et son grand-père, figure pittoresque, catalaniste et bohème qui lui transmet l’amour des jardins, le fil rouge de son œuvre. Lorsque ce dernier meurt, Rodoreda est mariée à son oncle maternel alors qu’elle n’a que vingt ans. Entre désillusions et perte de l’innocence, ce mariage est un échec. Elle trouve refuge dans la littérature et écrit dans des revues, publie nouvelles et romans. Mais ses idées républicaines et son engagement la contraignent à un long exil qui la plonge dans la précarité et la conduit de Limoges à Genève. Elle y commence un nouveau roman, Le Jardin sur la mer, son chef-d’œuvre qu’elle mettra sept ans à écrire. Entre-temps, elle s’impose dans la littérature catalane avec deux titres phares, La Place du diamant (1962) et Rue des Camélias (1966) pour lequel elle reçoit la plus haute distinction littéraire, le Prix Sant Jordi. Elle ne revient qu’à la fin de sa vie en Catalogne où elle s’éteint en 1983, laissant derrière elle une œuvre majeure tout en finesse et en poésie.



224 pages
9791038704046
10,95€
Paru le 08/01/2026

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Agathe Le Faucheur
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Bonus

« C’est bien avec Le Jardin sur la mer, évocation nostalgique d’un lieu dont la beauté est déjà minée par le désenchantement à l’œuvre dans la société catalane, que la romancière impose le territoire de sa langue,
la sensualité d'un
regard qui fixe [...]. »
Philippe-Jean Catinchi,
Le Monde des Livres

« La première fois que Madame et Monsieur sont venus, c’était au début du printemps ; ils venaient de se marier. Lui, je le connaissais déjà. Je l’avais vu deux fois : quand il était venu voir la propriété avant de l’acheter et une autre fois, quand il est venu voir comment avançaient les travaux. La deuxième fois, il m’avait dit qu’il me gardait, que je lui convenais comme jardinier. Ils avaient fait leur voyage de noces à l’étranger, suivi d’un court séjour ici. Beaucoup de promenades et de moments passés sur le mirador à regarder le va-et-vient de la mer et le ciel avec tout ce qui bouge là-dedans et bien serrés l’un contre l’autre et parfois enlacés.
On voyait bien qu’il était fou d’elle. »
Mercè Rodoreda, Le Jardin sur la mer

« Mercè Rodoreda disait avoir un lien particulier avec les fleurs. Et puisqu’elle était privée de fleurs comme de jardin, elle en a fait
tout un livre. »
Claire Devarrieux, Libération

« A l’instar des iris et des glaïeuls que ce jardinier arrose, le récit se déploie petit à petit jusqu’à se faner, nous laissant au cœur de la poésie
singulière et inimitable de Mercè Rodoreda. »
Mélanie Bonvard, Cosmopolitan

« C’est la nature discrète du Jardin sur la mer qui le rend si élégant, et si captivant. C’est un roman qui se “déploie” lentement – en pétales, jusqu’à ce que finalement l’image entière forme une fleur. »
Harvard Review

« Aux frontières du réalisme et de l’étrange, son art singulier s’impose bien au-delà des frontières de la Catalogne. »
Le Figaro

« Mercè Rodoreda a pris le parti des innocents, et son œuvre, toute de délicatesse, n’est jamais pesante du poids des guerres qui pourtant la traversent continûment. »
Valérie Marin La Meslée dans
Le Point

« Le Jardin sur la mer est un roman éminemment atmosphérique et contemplatif qui captive par sa subtilité. On ne se rend pas compte immédiatement qu’on est happé par la lecture. Sans doute un effet de la prose élégante de l’autrice, à la fois délicate et tendue pour dire le sentiment de perte, les désirs inassouvis et la mélancolie du temps qui passe face à la frivolité des hommes ne privilégiant que les plaisirs éphémères au détriment de la beauté durable. »
Marie-Laure Kirzy, Benzine

« Quelle merveilleuse idée d’avoir traduit ce texte d’une grande dame des lettres catalanes paru en 1967 !
Un roman mélancolique d’une rare poésie. »
Isabelle Bougeois, Avantages

« Mercè Rodoreda dit la beauté et la cruauté du réel par des mots qui nous font basculer, des mots où s’entrechoquent émotions et images. »
Maurice Lemoine, Le Monde diplomatique

«  Mercè Rodoreda a l’ironie fine et compatissante pour mener entre les allées de tilleuls, le récit inattendu de passions couvant sous la cendre, de duperies, de chagrins tus, d’amours défuntes glanés par un confident discret, en espadrilles, surprenant involontairement ces solitudes vaines. »
Sophie Creuz, L’Écho (Belgique)

« Éblouissant comme un pétale de fleur rouge, débutant comme une ode à la nature domptée par l’Homme, Le Jardin sur la mer conduit le lecteur vers un
drame comme s’il était cinématographiquement
tourné au ralenti. »
Jean-Rémi Barland, La Provence

« Une ambiance entre La cerisaie de Tchekhov et Downtown Abbey sous le soleil catalan.
C'est lumineux et savoureux. »
Pascale Fauriaux, La Montagne

Mercè Rodoreda chez Zulma