La Montagne de minuit« À l’inverse du très baroque Là où les tigres sont chez eux, cette fable sur le mensonge et la vérité use d’une langue sobre et d’un procédé narratif propres à traduire au plus juste son climat, le drame qui se noue dès les premières pages autour d’un vieux factotum de lycée victime d’un ostracisme lié à une "faute" endossée mystérieusement et qui prendra sens lors d’un voyage au Tibet au cours duquel Mythe et Histoire se télescopent. Blas de Roblès offre un roman à deux voix et nous invite à visiter les obscures demeures de la mythologie aryenne du régime nazi. » Librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit
Popa Singer« Popa Singer est l’oeuvre d’un poète, certainement l’une des plus grandes figures de la littérature haïtienne et de ce que l’on désigne par réalisme magique, ou réel merveilleux.
Le Garçon« Ce Marcus Malte fera date. » André Zaradzki, librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit
Ör« Je suis sous le charme ! Des livres comme celui-là, j’aimerais en lire tous les jours ! Bien sûr, j’avais aimé Rosa candida (comment ne pas aimer ?), mais Ör a des qualités littéraires qui convaincront les plus exigeants des lecteurs. » André Zaradzki, librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit
La Somme de nos folies« Fantasque, drôle et touchant à la fois, ce roman venu de Malaisie nous entraîne dans une aventure mêlant avec brio le tragique et le cocasse, le merveilleux et la plus triviale des réalités dans un village cerné par les eaux qui accueille avec circonspection et opportunisme la modernité et ses premiers touristes. On côtoie des personnages hauts en couleur et profondément humains ; et surtout, dans la Grande maison devenue maison d’hôte, deux orphelines dont l’auteur nous dresse un portrait inoubliable. C’est délicieux, rafraîchissant et consolatoire (pour ceux qui en ont besoin) (je précise que le "ceux" ici n’est pas masculin mais neutre!). » André Zaradzki, Librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit
La Maîtresse de Carlos Gardel« Micaela, jeune et pauvre « negra » portoricaine des années 30, petite-fille d’une guérisseuse qui l’initie à sa pratique, est un jour amenée à soigner la voix de Gardel, roi du tango. Cette rencontre est un coup de tonnerre. S’ensuivent 27 jours de frénésie sexuelle ; Micaela s’abandonne à Gardel, qui a besoin d’elle. Mise en abîme virtuose, il se raconte, vie tumultueuse, ascension vers la gloire depuis les quartiers pauvres de Buenos Aires. Micaela se souvient, Gardel se souvient : les deux, chacun avec son talent, parviennent à leurs fins, brisant le carcan de la ségrégation sociale et raciale. Mais si l’ambition de Micaela n’est servie que par sa passion pour la science médicale, celle du chanteur n’est pas exempte de calcul et de manipulation. » André Zaradzki, librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit
Un monstre et un chaos« On sait, on croit tout savoir sur l’ignominie, sur l’impensable, l’inconcevable (et pourtant conçue) extermination industrielle d’un peuple, la barbarie d’une meute de soudards aux ordres des froids idéologues de la Solution finale ; on voudrait croire que cela ne fut qu’un accident de l’Histoire. Las ! ‘‘N’y a-t-il d’autre distraction ici-bas que la destruction des Juifs’’ Hubert Haddad ne se fait pas d’illusion. Mais avec ce nouveau livre en tous points exceptionnel, il aborde un sujet particulièrement sensible, un tabou dont Hannah Arendt a levé le voile à ses dépends : la collaboration de certains notables juifs avec le régime nazi.
Dans le ghetto de Lodz en Pologne, où sont parqués 200 000 juifs plus morts que vifs, c’est un Juif, auto-proclamé Roi Chaïm, qui ordonne et organise la production de centaines de manufactures et ateliers destinée à l’effort de guerre nazi, promettant le salut et n’hésitant pas à livrer les improductifs aux bourreaux.
Mais Hubert Haddad ne veut pas croire que le monstre est en chacun de nous. Il nous donne à voir, dans le théâtre de Maître Azoï, la figure lumineuse d’un jeune marionnettiste prodige, sauvé paradoxalement par l’étoile jaune qu’il refuse de porter et par son art, son génie de l’illusion.
Un monstre et un chaos est un chef-d’œuvre à plus d’un titre. Par sa langue bien sûr, par son architecture, par le génie de ses procédés littéraires. Tout cela au service d’une œuvre d’une grande humanité qui nous dit encore une fois une chose toute simple : seul l’amour de l’art peut sauver notre pauvre humanité. » André Zaradzki, librairie Le Chant de la Terre — Pont-Saint-Esprit