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Librairie La Mémoire du Monde

Librairie La Mémoire du Monde
36, rue Carnot
84000 Avignon
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Coups de cœur des libraires

Le Trésor de la guerre d’Espagne « Espagnols, descendants d’espagnols, amis d’espagnols, historiens spécialistes de la guerre d’Espagne, combattants de la liberté, amis de la littérature… lisez Serge Pey.Il a 71 ans, n’écrit que de la poésie sauf des nouvelles qu’il a édité sous le titre Le trésor de la guerre d’Espagne un condensé d’histoires vraies, chaque chapitre est une anthologie… Un bonheur même si certaines sont d’une cruauté sans nom, on en apprend toujours sur les franquistes.Je ne me retiens pas de vous en citer un petit bout : « Quand nous allions au cinéma, on sortait de la maison avec une chaise sur la tête. On emportait, bien sûr, les plus pourries, les plus éventrées, la paille qui sortait du siège nous coiffait de perruques jaunes et hirsutes. On parcourait ainsi comme des sorciers noirs, les deux kilomètres qui nous séparaient du cinéma juste après la frontière. Nos visages, à travers l’encadrement des barreaux, devenaient des masques de l’enfer. On se saluait de chaise à chaise. « Salut ! Salut ! » Parfois les chaises chantaient. C’étaient de curieuses processions, sans vierges et sans saints, qui se rendaient à la plage malgré la menace des moustiques ou des fantômes de la mer. Nous étions des monstres ou des chevaliers, des Don Quichotte de la nuit à la recherche de moulins invraisemblables. Quand il pleuvait, les chaises nous servaient de parapluie. Sur la plage à côté des chiottes, se dressait l’écran du cinéma. Vu l’odeur, on ne savait pas si cela tuait les moustiques ou bien si cela les attirait. Il y avait débat disait mon père… L’entrée n’était pas chère, mais nous étions plus pauvres que les pauvres, et c’est derrière la palissade de roseaux que nous nous installions pour voir le cinéma à l’œil. On était les rois de la nuit.Quand tout s’éteignait, nous écartions les canisses et nous regardions le film. Nous étions juste derrière l’écran. Pour le son ça allait. Trop peut-être parfois. Le sous-titrage nous arrachait les yeux… » Je vous laisse découvrir la fin et vous en rirez encore une semaine après.Le livre terminé, vous aurez envie d’écrire une lettre à Antonio Machado, le poète, au cimetière de Collioure…il a une boîte aux lettres. » Jacky, librairie La Mémoire du monde - Avignon
Géométrie d’un rêveAimé et conseillé par Anne-Laure Nicolas de la librairie La Mémoire du Monde d’Avignon