Edmond Raillard
Agrégé d’espagnol et professeur honoraire d’Études Ibériques à l’université Grenoble- Alpes, Edmond Raillard est le traducteur d’auteurs internationalement reconnus, d’Antoni Tàpies et Antonio Saura à Quim Monzó et Jaume Cabré. Il a reçu entre autres consécrations le Grand Prix de traduction de la Société des gens de lettres, le Prix Laure-Bataillon et le Prix Étienne Dolet de traduction.
S’il a vécu à Rio de Janeiro, Madrid, Mexico, à Saint-Domingue et au Panama, c’est à quatorze ans qu’Edmond Raillard découvre l’espagnol et le catalan, quand sa famille déménage à Barcelone.
Après Le Jardin sur la mer, il nous offre une nouvelle traduction magistrale de Mercè Rodoreda.
Bonus
« Son écriture, ajourée, décrit avec finesse les objets et la nature, les crescendos d’émotions et la beauté malgré tout de la condition humaine. »
Frédérique Roussel, Libération
« La première fois que Madame et Monsieur sont venus, c’était au début du printemps ; ils venaient de se marier. Lui, je le connaissais déjà. Je l’avais vu deux fois : quand il était venu voir la propriété avant de l’acheter et une autre fois, quand il est venu voir comment avançaient les travaux. La deuxième fois, il m’avait dit qu’il me gardait, que je lui convenais comme jardinier. Ils avaient fait leur voyage de noces à l’étranger, suivi d’un court séjour ici. Beaucoup de promenades et de moments passés sur le mirador à regarder le va-et-vient de la mer et le ciel avec tout ce qui bouge là-dedans et bien serrés l’un contre l’autre et parfois enlacés.
On voyait bien qu’il était fou d’elle. »
Mercè Rodoreda, Le Jardin sur la mer
« Mercè Rodoreda disait avoir un lien particulier avec les fleurs. Et puisqu’elle était privée de fleurs comme de jardin, elle en a fait
tout un livre. »
Claire Devarrieux, Libération
« A l’instar des iris et des glaïeuls que ce jardinier arrose, le récit se déploie petit à petit jusqu’à se faner, nous laissant au cœur de la poésie
singulière et inimitable de Mercè Rodoreda. »
Mélanie Bonvard, Cosmopolitan
« C’est la nature discrète du Jardin sur la mer qui le rend si élégant, et si captivant. C’est un roman qui se “déploie” lentement – en pétales, jusqu’à ce que finalement l’image entière forme une fleur. »
Harvard Review
« Aux frontières du réalisme et de l’étrange, son art singulier s’impose bien au-delà des frontières de la Catalogne. »
Le Figaro
« Mercè Rodoreda a pris le parti des innocents, et son œuvre, toute de délicatesse, n’est jamais pesante du poids des guerres qui pourtant la traversent continûment. »
Valérie Marin La Meslée dans
Le Point


