Edmond Raillard
Agrégé d’espagnol et professeur honoraire d’Études Ibériques à l’université Grenoble- Alpes, Edmond Raillard est le traducteur d’auteurs internationalement reconnus, d’Antoni Tàpies et Antonio Saura à Quim Monzó et Jaume Cabré. Il a reçu entre autres consécrations le Grand Prix de traduction de la Société des gens de lettres, le Prix Laure-Bataillon et le Prix Étienne Dolet de traduction.
S’il a vécu à Rio de Janeiro, Madrid, Mexico, à Saint-Domingue et au Panama, c’est à quatorze ans qu’Edmond Raillard découvre l’espagnol et le catalan, quand sa famille déménage à Barcelone.
Après Le Jardin sur la mer, il nous offre une nouvelle traduction magistrale de Mercè Rodoreda.
Bonus
« C’est bien avec Le Jardin sur la mer, évocation nostalgique d’un lieu dont la beauté est déjà minée par le désenchantement à l’œuvre dans la société catalane, que la romancière impose le territoire de sa langue,
la sensualité d'un
regard qui fixe [...]. »
Philippe-Jean Catinchi,
Le Monde des Livres
« Je me rappelle encore le jour où la couleur violette est entrée dans ma vie, un après-midi d’été avec toutes les persiennes baissées et la clarté qu’on ne voyait que par les fentes. Une dame est venue, grande, portant une robe violette et une voilette avec une mouche de velours sous l’œil, et des violettes sur la poitrine et des chaussures couleur de violette, et tout en passant la main sur les violettes de sa poitrine elle a dit que mon père devait être un homme comme on n’en voit guère parce que j’avais un visage de nymphe et de sainte, et le métier que je ferais avec les hommes quand je serais grande serait effrayant. »
Mercè Rodoreda, Rue des Camélias
« Mercè Rodoreda disait avoir un lien particulier avec les fleurs. Et puisqu’elle était privée de fleurs comme de jardin, elle en a fait
tout un livre. »
Claire Devarrieux, Libération
« A l’instar des iris et des glaïeuls que ce jardinier arrose, le récit se déploie petit à petit jusqu’à se faner, nous laissant au cœur de la poésie
singulière et inimitable de Mercè Rodoreda. »
Mélanie Bonvard, Cosmopolitan
« C’est la nature discrète du Jardin sur la mer qui le rend si élégant, et si captivant. C’est un roman qui se “déploie” lentement – en pétales, jusqu’à ce que finalement l’image entière forme une fleur. »
Harvard Review
« Aux frontières du réalisme et de l’étrange, son art singulier s’impose bien au-delà des frontières de la Catalogne. »
Le Figaro


