Dans l’épaisseur de la chair
Jean-Marie Blas de Roblès Dans l’épaisseur de la chair

Roman
Prix Littéraire des Journées du Livre Européen et Méditerranéen 2018




Coups de cœur des libraires

« Sur un bateau en Méditerranée, le narrateur nous embarque dans ses rêveries, retraçant par petites touches la vie de son père.Une merveilleuse écriture pour un magnifique hommage. C’est drôle, touchant, envoûtant et très instructif sur l’Algérie du XXe siècle. L’auteur au sommet de son art. ADMIRABLE ! » Librairie Nouvelle — Asnières-sur-Seine 
« MAGNIFIQUE ! Le vibrant hommage d’un fils à son père, espagnol, émigré en terre d’Algérie, plongé dans le tremblement de l’Histoire... » Librairie Point de Côté — Suresnes
« Un fils raconte à travers la mythologie familiale, un père, l’Algérie coloniale, la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation et le rapatriement des pieds-noirs. Le roman brillant d’un héritier, d’un passeur aussi. Car bientôt, qui pourra encore témoigner ? » Librairie des Halles — Niort

« Un homme tombe de son bateau. Il est parti pêcher, seul, sur ce bateau qu’il connaît bien, l’ayant pratiqué durant sa jeunesse en compagnie de son père. Il n’est plus dans une forme physique suffisante pour se hisser à bord facilement. Il va peu à peu épuiser ses forces à nager. Au fur et à mesure les souvenirs et les réflexions vont se faire chair dans ce corps promis à la noyade. Dans l’épaisseur de la chair ce sont les traces du passé qui font poids, le parcours de la famille, l’Algérie, d’où vient le père. Qui eut le malheur un jour de dire à son fils qu’il n’était pas un "vrai pied noir". Le nouveau roman de Jean-Marie Blas de Roblès est tout aussi réussi que ses précédents, même s’il relève d’une construction et d’une manière d’approcher le récit très différente de Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis, Grand prix Jean Giono) ou L’île du point Nemo, deux des romans les plus passionnants des dix dernières années.

Jean-Marie Blas de Roblès est né à Sidi-Bel-Abbès, département français d’Algérie ; enfant il a connu le retour en France, avec le départ de sa famille qui s’installa dans le Var. Comme bien des enfants la part d’histoire que portaient ses parents a pu longtemps lui échapper.

En écrivant Dans l’épaisseur de la chair, il livre sans doute une part importante de lui-même, de son parcours, de ce qui l’a façonné. Il fait surtout, une fois de plus, une fois encore, œuvre d’écrivain, se servant de toutes les ressources de sa langue (toujours aussi somptueuse) et de sa capacité à raconter des histoires comme s’il s’agissait de contes anciens (à moitié nourris d’Orient à moitié d’Occident).

Précision de la phrase, sûreté de l’adjectif, vivacité des descriptions, humour et ironie sous-jacente n’hésitant pas à faire surface tel un poisson volant pour happer le détail incongru, on retrouve la "plume" de Blas de Roblès. Dans un jeu permanent de miroirs parfois ponctué de quelques trompe-l’œil, la mythologie familiale se mélange à l’histoire de tout un peuple d’Algérie, à l’histoire d’une époque révolue dont nous n’avons plus assez de traces. L’histoire de Manuel Cortès, fils d’émigrés espagnols dans la ville de garnison de Sidi-Bel-Abbès, pêcheur impénitent, médecin, engagé volontaire auprès des Alliés (les pages sur la présence des Algériens dans la Seconde Guerre mondiale sont époustouflantes), l’histoire de ce Manuel Cortès que son fils en train de se noyer a toujours aimé profondément, résonnera longtemps dans la mémoire des lecteurs. » Librairie Labyrinthes — Rambouillet
Coup de cœur de la librairie Michel de Fontainebleau

« Pour ce très bel hommage au père, Jean-Marie Blas de Roblès, tout en retenue, avec humilité et admiration, nous entraîne sur l’autre rive de la Méditerranée en Algérie à la rencontre de sa famille pied-noir d’origine espagnole. Dans l’épaisseur de la chair est remarquable. » Anne-Lise, librairie La Galerne — Le Havre

« Odyssée lumineuse dans les replis et les remous de la Méditerranée, ayant sottement chuté de son bateau, le narrateur pris par les eaux hivernales déploie magistralement l’histoire de sa famille, celle de son père depuis l’Andalousie, l’Algérie et la France. Situations romanesques cocasses, familiales, tragiques et guerrières, avérées ou fictives, peu importe, le talent de Jean-Marie Blas de Roblès n’est plus à démontrer. Sans jamais se départir de teintes d’humour nuancées et savoureuses. Roman-hommage à son père en finesse et délicatesse, une odyssée lumineuse ! » Betty, librairie La Buissonnière — Yvetot

« L’auteur remonte du passé un bijou d’histoire des hommes, de l’Algérie, et une déclaration d’amour et d’admiration à son père pied-noir, cet hombre si courageux. Coup de cœur ! » Librairie Le Divan — Paris 

« Il se noie. Tout près, à la dérive, le bateau de son père. Ses (dernières ?) pensées voguent vers la vie de cet homme complexe, ce fils d’immigrés espagnols installés en Algérie, qui vécut chaque secousse de l’Histoire. Le livre d’un fils, bouleversant, où l’humour n’épargne rien, pour donner pleinement à lire l’épaisseur d’une vie. » Librairie Page 189 — Paris

« Tellement beau ! Jean-Marie Blas de Roblès est émouvant dans ce roman aux allures de mémoires. Ceux d’un fils, enfant d’énigmes espagnoles en Algérie française pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le père lui dira un jour : “Tu n’as jamais été un vrai pieds noir”... C’est le moment d’en parler et l’auteur vous embarque avec brio ! » Librairie La Manœuvre — Paris

« Une famille, plusieurs générations, une terre, l’Algérie, terre d’accueil, de bonheur, de vie, mais aussi de blessure et d’exil. » Letizia, librairie de l’Hôtel de Ville — Bron

« Un beau livre souvenir à découvrir ! Dans un style léger, parfois teinté d’un humour émouvant et tendre, Dans l’épaisseur de la chair dévoile tout un pan méconnu de l’histoire de l’Algérie vue par ces "Pieds noirs", que les évènements que l’on sait ont jetés, un jour, sur le sol marseillais. » Librairie des Canuts — Lyon

« Le roman familial est décidemment à la mode. À surfer sur cette vague d’enquêtes généalogiques on trouve de tout mais Jean-Marie Blas de Roblès surnage en véritable autofictif de luxe. On le connaissait maître du réalisme magique, on le découvre virtuose de l’anecdote déconstruite et reconstruite.

Ce nouveau roman (puisqu’il s’agit bien d’une œuvre de fiction) est un travail de mémoire qui commence par un oubli qui transforme une simple partie de pêche en véritable course contre la montre. Notre narrateur tête en l’air et rapidement tombé à l’eau devra remonter à bord et raviver le long fil des souvenirs. L’histoire de ses parents, une enfance en Algérie, l’arrivée en France et les mots de trop, ceux qui peuvent noyer…

Un astucieux roman d’aventure maritime réduit à sa plus simple expression ou un hommage au père qui mélange réalité tangible et fiction sensible ?

L’écrivain-capitaine choisit les deux et tient bon la barre pour nous offrir un véritable petit trésor ! » Librairie L’Esprit Livre — Lyon

« À la fois drôle, émouvant, saisissant, d’une richesse humaine et d’une intelligence éblouissantes. » Didier Coviaux, librairie Passages — Lyon 
« Ce roman est "ambitieux, émouvant, admirable" et surtout très accessible. Quel coup de génie de mettre en scène ce fils dans une si vilaine posture ! Ce procédé sert admirablement le récit sans parler du facétieux Heidegger, irremplaçable dans son rôle de trouble-fête, parfait quand il s’agit de renvoyer la balle et de marquer le point. » Stéphanie Fontaine, librairie Furet du Nord — Lille 
« Vibrant hommage d’un fils pour son père ! Un père issu d’une famille espagnole émigrée en Algérie au début du XXe siècle. Un père qui a participé à la deuxième guerre mondiale comme appelé coloniale. Un père qui a vécu la violence de la guerre d’Algérie. Un père pied noir ! » Quentin et Pauline, librairie Coiffard — Nantes
« C’est contraint à barboter dans la Méditerranée, attendant un hypothétique sauvetage, que Thomas remonte le fil de son histoire familiale : l’Espagne, l’Algérie, la Seconde Guerre mondiale, la colère sans issue, l’arrivée en France... Et une famille où l’on aime pleinement, portée par sa chaleur humaine et sa rage de vivre. Dans l’épaisseur de la chair nous parle de la place d’un père dans la vie de son fils, de ces mille petites choses qui font l’admiration et le désir de transmettre.
Et puis il y a aussi l’écriture de Blas de Roblès, délicate et juste, qui nous emmène avec un naturel désarmant dans les méandres de l’histoire familiale et du XXe siècle méditerranéen. » Élodie, librairie Arcanes — Châteauroux
« Pour faire simple, disons que les pieds-noirs sont des français d’origine algérienne. Mais ce serait une définition bien trop courte, bien trop anodine, bien trop irrespectueuse. Dans son roman, c’est toute une aventure que Jean-Marie Blas de Roblès nous conte ; une tragicomédie inspirée de l’histoire de son propre père. » Marilyn, librairie Mollat — Bordeaux
« Seul en bateau, sans gilet ni sécurité, tomber à l’eau peut être très dangereux. C’est ce qui arrive à notre personnage, pourtant plaisancier chevronné. Devant le risque de se noyer, revoit-on toute sa vie ? Peut-être, mais tomber à la mer est l’occasion de revivre, dans l’épaisseur de sa chair, celle du père. Et c’est l’histoire de la méditerranée depuis 1942 qui défile, de l’Espagne à l’Italie en passant par l’Algérie française. Un beau roman, entre grande histoire et anecdotes d’une fiction truculente et chaleureuse. Et le chemin d’un fils aussi. Chaque fils doit sortir de l’histoire de son père. » Librairie L’Esperluète — Chartres 
« Superbe !
Que sait-on de nos racines ?
Au milieu de la nuit, un homme part, vexé par une remarque de son père la veille au soir : “Toi, tu n’as jamais été un vrai pied-noir !”. Accroché à un bout, incapable de remonter sur le bateau sur lequel il a fui et duquel il est tombé, il médite sur ce jugement, plein de contradictions, et évoque la vie de cet homme qui a traversé le siècle, dont l’histoire se mêle à l’Histoire. Espagnol d’Algérie, engagé pendant la Seconde guerre mondiale en Italie, appelé pendant les “événements” puis médecin auprès des mineurs des Vosges, le fil est déroulé méticuleusement par son fils.
Un portrait émouvant et passionnant qui traverse la Méditerranée. En quatre temps, comme autant de couleurs des jeux de cartes à enseignes espagnoles (deniers, épées, bâtons, coupes), il décline les mille et un visages d’un père et d’un héritage.
Encore une fois, les éditions Zulma nous offre une perle dans un écrin. La qualité de l’objet livre est un vrai plaisir et sublime les mots de Jean-Marie Blas de Roblès. » Elisabeth, librairie Les Saisons — La Rochelle