Mercè Rodoreda

Mercè Rodoreda

Mercè Rodoreda (1908-1983) grandit dans une maison rêvée avec ses parents et son grand-père, figure pittoresque, catalaniste et bohème qui lui transmet l’amour des jardins, le fil rouge de son œuvre. Lorsque ce dernier meurt, Rodoreda est mariée à son oncle maternel alors qu’elle n’a que vingt ans. Entre désillusions et perte de l’innocence, ce mariage est un échec. Elle trouve refuge dans la littérature et écrit dans des revues, publie nouvelles et romans. Mais ses idées républicaines et son engagement la contraignent à un long exil qui la plonge dans la précarité et la conduit de Limoges à Genève. Elle y commence un nouveau roman, Le Jardin sur la mer, son chef-d’œuvre qu’elle mettra sept ans à écrire. Entre-temps, elle s’impose dans la littérature catalane avec deux titres phares, La Place du diamant (1962) et Rue des Camélias (1966) pour lequel elle reçoit la plus haute distinction littéraire, le Prix Sant Jordi. Elle ne revient qu’à la fin de sa vie en Catalogne où elle s’éteint en 1983, laissant derrière elle une œuvre majeure tout en finesse et en poésie.



« Aux frontières du réalisme et de l’étrange, son art singulier s’impose bien au-delà des frontières de la Catalogne. »
Le Figaro

« Rodoreda m’éblouit par la sensualité qui se dégage de l’atmosphère de ses romans. »
Gabriel Garcia Márquez

Mercè Rodoreda chez Zulma

Bonus

« C’est bien avec Le Jardin sur la mer, évocation nostalgique d’un lieu dont la beauté est déjà minée par le désenchantement à l’œuvre dans la société catalane, que la romancière impose le territoire de sa langue,
la sensualité d'un
regard qui fixe [...]. »
Philippe-Jean Catinchi,
Le Monde des Livres

« La première fois que Madame et Monsieur sont venus, c’était au début du printemps ; ils venaient de se marier. Lui, je le connaissais déjà. Je l’avais vu deux fois : quand il était venu voir la propriété avant de l’acheter et une autre fois, quand il est venu voir comment avançaient les travaux. La deuxième fois, il m’avait dit qu’il me gardait, que je lui convenais comme jardinier. Ils avaient fait leur voyage de noces à l’étranger, suivi d’un court séjour ici. Beaucoup de promenades et de moments passés sur le mirador à regarder le va-et-vient de la mer et le ciel avec tout ce qui bouge là-dedans et bien serrés l’un contre l’autre et parfois enlacés.
On voyait bien qu’il était fou d’elle. »
Mercè Rodoreda, Le Jardin sur la mer

« Mercè Rodoreda disait avoir un lien particulier avec les fleurs. Et puisqu’elle était privée de fleurs comme de jardin, elle en a fait
tout un livre. »
Claire Devarrieux, Libération

« A l’instar des iris et des glaïeuls que ce jardinier arrose, le récit se déploie petit à petit jusqu’à se faner, nous laissant au cœur de la poésie
singulière et inimitable de Mercè Rodoreda. »
Mélanie Bonvard, Cosmopolitan

« Une grande dame de la littérature mondiale. »
Mathias Enard,
France Culture

« Aux frontières du réalisme et de l’étrange, son art singulier s’impose bien au-delà des frontières de la Catalogne. »
Le Figaro