« Avec une constance digne de Cecil B. DeMille, Mardrus prodigue vizirs, baisers, palmiers et clairs de lune […]. Mardrus ne traduit pas les mots, mais les spectacles du livre : liberté refusée aux traducteurs, mais permise aux peintres qui illustrent un ouvrage et qu’on autorise à ajouter des détails de cette espèce. Je ne sais si ce sont ces digressions aimables qui donnent à l’œuvre cet air heureux, cet air d’improvisation personnelle et non de manipulation de dictionnaire ; je sais simplement que la “traduction” de Mardrus est la plus lisible de toutes – après celle, incomparable, de Burton
qui n’est pas plus fidèle. »
Jorge Luis Borges
