« Bienvenue dans cette lecture apaisante et rassurante !
Katja, la narratrice, atteint l’âge auquel les femmes deviennent invisibles. Pour passer ces « années de l’entre-deux » entre jeunesse et vieillesse, elle rebondit. Ce faisant, elle qui « ne voulai[t] pas voir non plus, lassée des têtes, des visages et des conseils bien intentionnés », regarde à nouveau non pas des visages mais des pieds. Et elle regarde avec ses mains. Opérant ce déplacement, elle se situe au plus juste d’elle-même et nous offre cette justesse en partage.
Les chapitres sont l’occasion de dessiner des portraits de patientes et de quelques patients du cabinet de soins où Katja est pédicure. Elle évoque aussi Marzahn, son quartier de béton. Elle raconte Tiffy, la patronne et Flocke, sa collègue. Et je me sens à mon tour accueillie, je sens les mains de Katja agir, mes orteils s’étirer en éventail. »
Librairie Le Texte Libre à Cognac