« La crise de la quarantaine, un mythe ou un réel bouleversement ?
À 44 ans, Katja fait le bilan d‘un quotidien où rien ne va plus vraiment. Alors qu‘elle est écrivaine, elle décide de se lancer dans une formation pour devenir pédicure. Ses proches sont pour le moins effarés mais elle a trouvé un nouveau cap et s‘y tiendra.
Embauchée dans un institut de beauté à Marzahn, quartier haut en couleur de l‘est de Berlin, elle s‘occupe jour après jour de centaines d’orteils et de pieds derrière lesquels se cachent toute une galerie de personnages que Katja nous livre avec un humour teinté de tendresse.
Durant ces séances où elle lave les pieds, enlève la corne et masse, ses patients s‘épanchent et font revivre le Berlin Est des années d’après-guerre à la chute du Mur.
Comme elle le dit à ses collègues au détour d‘une conversation, les pieds ne suffisent pas. Ce nouveau travail la révèle au monde de façon différente mais les mots gardent une place essentielle dans son existence.
Au fil des pages on se laisse porter par la force tranquille qui émane de cette femme qui semble avoir trouvé sa place, on glisse avec elle doucement dans l‘invisibilité qu‘elle sent l‘envelopper en approchant de la cinquantaine et on se dit comme elle que finalement la vie est belle.
Une très jolie découverte que ce roman. » Aurélie, La Pléiade à Cagnes-sur-Mer
