Un essai en partenariat avec les éditions Jimsaan, dirigées par Felwine Sarr.
176 pages
9791038703063
17,50€
Paru le 06/02/2025
CONTACT PRESSE :
Antonella Francini
01 58 22 19 90 presse@zulma.fr
Anne Vaudoyer
06 63 04 00 62 anne.vaudoyer@gmail.com
CONTACT LIBRAIRIE :
VALENTIN FÉRON 01 58 22 19 90 – VALENTIN.FERON@ZULMA.FR
Dans la culture kanak, l’igname est à la fois consommée et vénérée. Elle est symbole de vie, objet de culte, incarne les ancêtres et la lignée, est cultivée et échangée. Le cycle de l’igname procède par rhizomes : à la fois un et multiple, il n’a ni début ni fin, à l’inverse d’un règne vertical, pyramidal, hiérarchisé. Toute la cosmogonie kanak en découle, tout leur rapport au monde aussi. Et si une telle conception du végétal changeait notre relation à la terre, notre façon d’être au monde ?
À la fois banal et extraordinaire, peu anthropomorphisé à la différence de l’animal, le végétal est partout – lorsque nous ne l’avons pas éradiqué de notre environnement urbain – et mu par ce mystère constamment renouvelé : il sort de terre. Il change d’état, ne meurt pas, revêt différentes formes dans une altération toujours positive, et invite à penser autrement la mort.
En Occident, le végétal est fonctionnel, esthétique, symbolique : ressource alimentaire ou de pharmacopée, inspiration artistique (nature « morte » ou sculpture végétale), offrande cérémoniale, loisir ou objet de culture intensive… Seloua Luste Boulbina propose d’ouvrir notre regard, sans stigmatiser tel un anthropologue, sans classifier tel un botaniste, mais en créant du lien. Elle nous invite à une philosophie buissonnière, illustrant son propos de citations et d’œuvres d’art, et privilégie des espaces que l’Europe n’a pas entièrement colonisés, en nous emmenant en Océanie, aux Caraïbes, en Afrique… Et si nous étions issus d’une civilisation du végétal ? Un essai novateur et vivifiant.
Philosophe née en 1957, ancienne directrice de programme au Collège international de philosophie, Seloua Luste Boulbina est chercheuse associée à l’université Paris Cité. Théoricienne de la décolonisation, elle a publié une douzaine d’ouvrages, privilégiant les questions coloniales et postcoloniales dans leurs dimensions politiques, intellectuelles, épistémologiques, culturelles et artistiques.
21 × 14 cm
176 pages
9791038703063
17,50€
Paru le 06/02/2025
CONTACT PRESSE :
Antonella Francini
01 58 22 19 90 presse@zulma.fr
Anne Vaudoyer
06 63 04 00 62 anne.vaudoyer@gmail.com
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VALENTIN FÉRON 01 58 22 19 90 – VALENTIN.FERON@ZULMA.FR
Bonus
Philosophie du végétal, selon Seloua Luste Boulbina.
Questions du soir sur France Culture
« L’une des très belles questions philosophiques posées au végétal par Seloua Luste Boulbina est résumée par le titre de son livre. Sortir de terre : quelle connaissance peut bien porter cette poussée du vivant hors de la terre ? »
Tiphaine Samoyault, Le Monde des livres
Pourquoi une philosophie du végétal?
Seloua Luste Boulbina dans l’émission Autour de la question, le magazine de toutes les sciences
sur RFI

« S’inscrivant dans le sillage de Gilles Deleuze et Félix Guattari, elle met en relation des pensées et des modes de vie célébrant la nature vivante et rhizomique, aux antipodes du monde marchand, qui célèbre et classifie des natures mortes. »
Ali Chibani, Le Monde diplomatique
« Inattendu. Et passionnant. […] Les sentiers de son essai sont promesses d’interrogations multiples auxquelles le rapport ordinaire au végétal ne nous avait généralement pas invité·es. »
Coline Enlart, TopNature
« Penser ressemble plus, pour moi, à coudre qu’à couper. Il ne me semble donc pas que l’attention aux radicelles, aux repousses, à la germination des tubercules Solanum tuberosum soit si éloignée qu’on pourrait le croire de la culture océanienne des ignames
et des taros. »
Seloua Luste Boulbina, Sortir de terre
« La philosophie du végétal mise en œuvre dans ce livre est « radicale » à tous les sens du terme : c’est par un retour aux racines que l’émancipation politique est envisagée. »
Xavier Garnier,
Études Littéraires Africaines

