« « Je pense que c’était ce que maman espérait, pouvoir entrer en scène et faire tout un scandale. Les situations conflictuelles, c’était sa nourriture spirituelle. » Quoi de mieux que la mise en terre d’une tante s’étant étouffée avec un os de poulet pour (re)découvrir l’art de la déflagration systématique qu’est la famille à l’heure de rafler un héritage en sursis… Surtout si la dite-famille est un pur condensé des Balkans : une gouaille persifleuse, des caractères irrationnels aux inflexions éminemment désastreuses, un kitsch récréatif, un casting emprunté aux films d’Almodóvar ou à ceux de Kusturica, et un stoïcisme furieux – ou adulescent – de la narratrice face à la satire ambiante. Cela donne un premier roman jubilatoire sous forme d’un marathon de l’absurde, plein d’un sens en diable de la répartie, et rythmé par un tempo taquin à souhait, qui semble n’avoir jamais besoin de reprendre son souffle – ou si peu. De quoi commencer la semaine avec quelques fous rires d’avance ! »

Typhaine Marc de la librairie Payot à Genève