« J’ai marché dans cet écheveau de couloirs entortillés, j’en ai sondé, exploré les profondeurs, je ne pourrais dire combien de rues, de défilés, j’avançais dans un sens et aussitôt j’avais l’impression de me tromper, j’allais dans l’autre, j’avais encore l’impression de me tromper. Des impasses, des impasses, partout. J’avais le sentiment en fait de me perdre, de sombrer surtout dans leur silence qui allait s’enflant, augmentant et occulte, hissait autour de moi ses nappes secrètes, unies. Ses nappes à l’équilibre parfait. »
Mohammed Dib, Les Terrasses d’Orsol
