« Le parachutiste plissa les yeux, en dépit des nuages qui cachaient le soleil.
— Et cette Forêt des Rennes, elle est ici ?
— Elle est là où on la veut, répondit Billie, s’immisçant dans la conversation et faisant la révérence.
Pétur rit. Il avait de belles dents. Une mâchoire de requin.
— Formidable réponse. J’ai posé la question en toute ignorance, car nous ne connaissons pas le moindre toponyme de la région. C’est un véritable jardin secret. On sera contents de pouvoir indiquer sur nos cartes au moins un nom : Forêt des Rennes. Il regarda autour de lui :
— Mais il n’y a pas de forêt ? »
Kristín Ómarsdóttir, Les Enfants de la Forêt aux rennes