« Dans la forêt un renard vient d’égorger un lapin. Ses oreilles se dressent en entendant le crissement des pneus sur l’asphalte et le bruit de la tôle dans le ravin. Ça ne dure que quelques secondes. Le silence reprend possession des lieux. D’un coup de dents, il éventre le lapin et plonge son museau pointu dans les entrailles fumantes. Partout autour de lui, des milliers d’animaux, des plus grands aux plus petits, s’entre-bouffent ou se grimpent dessus sans
autre but que de perpétuer le jeu. »
Pascal Garnier, La Place du mort