« Le paysage, habitué au ciel bas et au crachin, a l’air raide, endimanché sous le soleil. Les briques sont trop rouges, le ciel trop bleu, l’herbe trop verte. On dirait que la nature est honteuse de s’être aussi outrageusement maquillée. Elle ne bouge plus, comme pour une photo, à part un corbeau par-ci par-là, qui sautille au milieu d’un champ. Bernard se sent bien au volant de sa voiture, pour la première fois depuis longtemps. Il aime ces étendues brunes, à perte de vue, on se croirait presque à la mer. »
Pascal Garnier, L’A26
