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Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Abdelaziz Baraka Sakin


Abdelaziz Baraka Sakin est né en 1963 au Soudan, ses racines sont au Darfour et au Tchad voisins. Publiée en Égypte ou en Syrie, son œuvre très appréciée des lecteurs soudanais circule clandestinement au Soudan. Quand il reçoit en 2009 le prestigieux prix Tayeb Salih, remis à la Foire du livre de Khartoum, tous ses livres sont aussitôt saisis et détruits par les autorités. Il s’exile alors en Autriche où il obtient l’asile politique. Le Messie du Darfour est son premier roman traduit en français.
Portrait dans The Guardian
Entretien pour Al-Ahram Hebdo
Abdelaziz Baraka Sakin chez Zulma
N’hésitez pas à cliquer sur chaque livre pour découvrir tous ses formats disponibles.
Coups de cœur des libraires

Le Messie du Darfour
Librairie Obliques
Coup de cœur de Grégoire !




Le Messie du Darfour
Librairie La Buissonnière
« Avec une agilité romanesque doublée d'un formidable talent de conteur, Abdelaziz Baraka Sakin nous conduit au Darfour à travers l'histoire et le destin d'Abderahman, magnifique, intrigante, courageuse et redoutable jeune femme malmenée par les violences guerrières de son pays. Porté par un art consumé des personnages et de leur humanité, teinté d'humour, le roman décale la violence, frôlant le registre de la fable, nous faisant d'autant plus sentir l'horreur et mieux saisir ce qui se trame dans cette partie du monde oubliée de tous. Une belle découverte ! » Manuel




Le Messie du Darfour
Librairie Charybde

« Si le nom propre « Darfour » a été abondamment repris et scandé par les grands médias français de toute obédience depuis une dizaine d’années, il faut reconnaître que la lectrice ou le lecteur, même doué(e)s d’une réelle curiosité, aura eu bien du mal à se mettre sous les yeux (quasiment depuis 1989, donc au moment de la « première » guerre du Darfour, mais bien avant la « grande » guerre civile, qui a débuté en 2003, avec le grand La navigation du faiseur de pluie de Jahmal Majoub, traduit chez nous en 1999) de la fiction solide en provenance directe du Soudan lui-même. Il y aurait donc là d’emblée une première bonne raison pour se précipiter sur ce Messie du Darfour, publié en 2012 (sous forme de pdf, comme presque tous ses autres romans en arabe), traduit en français en 2016 par Xavier Luffin chez Zulma, dont l’auteur, extrêmement populaire dans son pays natal, ainsi qu’en Égypte et en Syrie, a dû fuir la pression du régime soudanais, vers l’Autriche, en 2013. Une deuxième raison, sans doute la plus importante, est la magnifique écriture d'Abdelaziz Baraka Sakin, alliant un style incisif – tel que rendu par la traduction, en tout cas – et un jeu subtil entre registres littéraires qui donne toute sa puissance à cette fable contemporaine échevelée, scandée de malheurs et de malédictions, de rires et de farces. Pour nous faire partager les ambitions et les espoirs, les vengeances et les doutes de ses héroïnes et de ses héros, Abderahman l’orpheline, sa mère adoptive tante Kharifiyya, les enrôlés de force Shikiri Toto Kuwa et Ibrahim Khidir, le chef rebelle Charon, l’éleveur oncle Jumaa Sakin, et le curieux personnage qui se fera appeler, quasiment malgré lui, le Messie du Darfour, l’auteur use d’une narration résolument humoristique, travaillée au corps du tragique conflit qui oppose ici les musulmans arabes soutenus par le gouvernement aux musulmans non-arabes parmi lesquels la rébellion s’est développée, protestant contre le racisme du régime de Khartoum et contre les politiques d’accaparement subreptice des terres des agriculteurs sédentaires au profit des éleveurs nomades. Dans ce maelstrom de guérillas et de contre-guérillas, où les luttes religieuses ne peuvent même plus masquer vaguement (comme ce fut le cas lors de la guerre civile ayant conduit à l’indépendance du Sud-Soudan en 2011) les seuls conflits d’avidité et de rapine, la longue malédiction de l’esclavagisme arabe dont l’ombre portée demeure ici particulièrement forte (et que peu d’auteurs africains, même de nos jours, affrontent de face, comme le firent par exemple le Yambo Ouologuem du Devoir de violence en 1968 et l’Ahmadou Kourouma de Monné, outrages et défis en 1990), et la triste descendance des échecs coloniaux, britanniques en l’occurrence, c’est tout le miracle d'Abdelaziz Baraka Sakin que de nous offrir, parmi les tueries et les viols massifs qui composent l’ordinaire de cette guerre de purification ethnique, une singulière et – mais oui ! – joueuse histoire d’amitié et d’amour, de destinée et d’humour, d’absence de résignation et d’affirmation de conviction solide. » Hugues Robert





Le Messie du Darfour
Raconte-moi la Terre
« Tel un conteur, Abdelaziz Baraka Sakin nous plonge dans l'enfer du Darfour en mêlant humour et violence. Abderahman, jeune femme, rescapée du massacre de sa famille décide de se venger en tuant 10 janjawids, ces miliciens qui ont semé la terreur. Un roman pour mieux appréhender l’horreur de ce conflit. »




Le Messie du Darfour
Librairie Acropole
Coup de cœur d'Aurélie !




Le Messie du Darfour
L'Intranquille
« Si vous avez aimé La Mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé vous aimerez Le messie du Darfour d'Abdelaziz Baraka Sakin, une épopée formidable mêlant une histoire d'amitié, d'amour et de vengeance et faisant la part belle à l'humour et la poésie. »




Le Messie du Darfour
Librairie La Manoeuvre
« Une petite soudanaise glaçante et palpitante sur la vengeance d’une femme. Un conte arabe aux allures moyen-ageuses et pourtant, nous sommes dans les années 2000…»




Le Messie du Darfour
Librairie Sauramps
« Vous ne comprenez rien à la guerre du Darfour, vous n'y avez jamais rien compris. Ce que vous en savez tient en quelques images choc d'un gamin décharné accroupi dans le sable, d'ossements humains exhumés des cendres d'un village en ruine à la pointe d'un fusil, de camps immenses où viennent se parquer des milliers d'êtres humains chassés de chez eux, de stars hollywoodiennes serrant dans leurs bras des rescapés du massacre sous le crépitement des flashs. Vous ne comprenez rien à la guerre du Darfour, et après avoir lu le roman d'Abdelaziz Baraka Sakin, vous n'aurez pas mieux compris pourquoi ces gens meurent, au nom de quels enjeux politiques, territoriaux, ethniques, religieux, tribaux, archaïques, séculaires et oubliés des centaines de milliers de personnes sont mortes et plusieurs millions déplacées loin de leur maison. Vous vous sentirez soulagé de comprendre,en lisant ici et là les analyses de "spécialistes" de la région, de tous ces experts, de tous ces historiens bref, de ceux qui ont compris, que les avis divergent sur les origines du conflit et que personne n'arrive à s'entendre sur ce qui se passe exactement là-bas. Vous ne comprenez rien à ce qui se passe au Darfour, et ceux qui la subissent non plus. Pas plus que ceux qui la font. C'est peu dire que Le messie du Darfour vous en met une bien bonne, c'est un livre qui vous assomme. Son écriture va au plus loin des turpitudes humaines et ne nous épargne rien. Le pire que vous puissiez vous imaginer s'y trouve, cadavres putréfiés, gamines écartelées, enfants égorgés, vendus, violés, massacrés. Sakin parle de la guerre comme elle est, sous le rire fou des égorgeurs fanatisés, des soldats indifférents, d'une communauté internationale outrée. Le regard porté sur cette guerre par l'écrivain soudanais va bien plus loin que la tristesse,  la compassion, l'appel à l'aide et la commisération. Comme tout un peuple, on sent que Sakin est au-delà de tout cela, le ton de son livre en témoigne qui, et c'est là qu'il vous cloue le bec, finit par vibrer d'un rire de gorge qui vient de loin... Et finit par verser dans une sorte de loufoquerie sanglante, autour de personnages qui sont depuis longtemps au-delà de la douleur, du chagrin, de la pitié, de la compassion et de toute illusion. Au cœur du Messie du Darfour, la belle Abderahman, au prénom si masculin mais à la beauté marquée d'une cicatrice sur la joue, unique rescapée de sa famille massacrée, plusieurs fois violée par ces chiens de janjawids, ces miliciens issus des tribus arabes et utilisés par les forces gouvernementales comme ligne de front contre les insurgés. Abderahman va mettre la main sur le beau Shikiri, enrôlé de force dans l'armée, à qui elle fait promettre de lui ramener au moins dix janjawids afin de leur dévorer le foie. (…) Femme de tête éperdue de vengeance, mais d'une vengeance froide, elle est le pendant sauvage, sans doute inversé de ce drôle de personnage qui donne son titre au roman de Sakin, oasis d'irréalité dans ce paysage de cauchemar, se fait appeler Jesus, invite tout un chacun à le rejoindre dans la foi et la paix et sait transformer une plume en oiseau: « Je peux vous garantir la vie éternelle, mais je ne peux vous épargner la mort maintenant. » L'armée venue l'arrêter dans ses extravagances, voyant en lui l'ultime rempart à la sauvagerie ambiante, avance avec, dans sa cohorte, des charpentiers chargés de construire des croix sur lesquelles Jesus et ses disciples seront suppliciés. Et plus la cohorte avance, plus le temps file, et plus les fidèles seront nombreux, et le travail des charpentiers important. (…) 
La politesse du désespoir sans doute, la grandeur de la littérature sûrement. Une grandeur que Abdelaziz Baraka Sakin aura payé de sa liberté puisque, obligé de s'exiler en Europe, il est attendu chez lui le couteau entre les dents par un régime soudanais qui n'a pas apprécié ses manières de voir, ni ses manières de dire… On aura pas encore tout compris du conflit au Darfour, mais on aura au moins compris ça : on vient de tomber sur un sacré écrivain. » François Huet




Le Messie du Darfour
Librairie Préambule
« Encore une initiative salutaire des Éditions Zulma qui nous font parvenir un très beau texte du Soudan. Le Messie du Darfour d'Abdelaziz Baraka Sakin présente avec force ces hommes et ces femmes prisonniers du ballet sanglant de la guerre et de ses destructions. L'explosion mystique finale qui apporte foi, amour, espérance et rédemption universelle n'en est que plus galvanisante. Un roman puissant, saisissant et libérateur. » Adrien