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En librairie le vendredi 3 janvier 2020   Lire un extrait   Dossier de presse  

Les Sœurs de Blackwater
14 x 21 cm • 240 pages
ISBN 978-2-84304-929-3
21,80 € • A paraître le 03/01/20
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Littérature
Alyson Hagy

Les Sœurs de Blackwater


Traduit de l’anglais (États-Unis) par David Fauquemberg

Presse : Arnaud Labory • 06 22 53 05 98 • alabory@agencelabande.com

Librairie : Catherine Henry • 01 58 22 19 90 • catherine.henry@zulma.fr


Sorcière pour les uns, sainte pour les autres, elle seule sait encore lire, écrire, fabriquer de l’encre et du papier, et on vient de loin pour obtenir d’elle une lettre. Dans une Amérique balayée par d’étranges fièvres, des hordes de mercenaires et les Indésirables, elle a su garder sa ferme, fidèle à la mémoire de sa sœur. Mais l’arrivée de Mr Hendricks met fin à ce fragile équilibre. Son étrange magnétisme libère en elle tous les fantômes, l’entraînant dans un voyage bien au-delà de la rivière de Blackwater, sur les terres du tout-puissant Billy Kingery…

Les Sœurs de Blackwater est une ode magistrale et envoûtante au pouvoir des mots – seule arme et seul remède dans le monde dystopique d’Alyson Hagy.

Les Sœurs de Blackwater dans le New-York Times

Une Amérique dystopique,

dans laquelle une femme qui sait

lire et écrire exerce un superpouvoir

 

« La littérature américaine doit se moderniser, et vite. Nous avons besoin de personnages féminins et de voix féminines, pour compenser le déséquilibre de siècles d’inégalité, mais aussi parce que les femmes font des héros puissants – il serait grand temps de le reconnaître. Dans Les Sœurs de Blackwater, un court et dense roman sur une Amérique dystopique, Alyson Hagy nous offre les deux.

Les histoires ont depuis toujours le pouvoir de façonner et de transformer le monde. Pour cela, elles doivent être cohérentes avec leur époque, et la refléter – ce que Hagy a parfaitement compris. Dans les cultures de tradition orale, y compris les contes des Appalaches évoqués par Hagy, un récit est appréhendé non pas comme un objet muséifié, mais comme un être vivant en constante évolution, pour répondre aux besoins culturels et à l’idiome du moment. Dans les sociétés de tradition orale, les troubadours jouent le rôle crucial de gardiens de l’histoire et de sculpteurs des mythes qu’ils racontent. La protagoniste des Sœurs de Blackwater est une version rafraîchissante de ce vieil archétype, en grande partie parce que c’est une femme. Seul personnage sans nom dans ce roman (ce qui souligne son statut mythique et son incarnation du genre féminin), elle survit comme elle le peut dans la région sauvage des Blue Ridge Mountains en Virginie, dans une société future, juste après une guerre civile.

Ce qui lui reste, ce sont ses facultés de lire et d’écrire, des compétences perdues par le reste de la population, décimée par la guerre et les maladies. Ces foules compactes, appelées les Indésirables, mènent une vie misérable d’hommes des cavernes, en proie à de violents conflits, soumis à la loi du plus fort. Ils viennent chez elle quand ils ont besoin d’une lettre, et elle l’écrit, « au nom des coupables et des possédés », en échange de denrées essentielles : du bois, du tabac, du sexe parfois. L’intrigue est provoquée par l’arrivée d’un homme mystérieux, Hendricks, venu faire appel à ses services Le fantôme de sa sœur martyre se manifeste, le temps se dilate étrangement, les vies des protagonistes s’entremêlent. Autour d’eux, le malentendu avec les Indésirables s’enracine et devient un conflit ouvert, le tout orchestré par l’infâme commerçant et chef local Billy Kingery, qui lance une vendetta brutale contre la protagoniste.

L’héroïne confie ses traumatismes à Hendricks, et ses blessures renforcent la vertu curative des missives qu’elle écrit. Au cœur du texte, l’intitulé de chaque chapitre correspond à un élément de la lettre en cours de rédaction, le plus long étant « Corps ». On comprend ainsi que ce travail d’écrivain n’est pas seulement un moyen de communication, mais qu’il est aussi un remède pour des individus terrifiés, chaque mot devenant chair – et vice versa.

Comme il sied à cette allégorie, la prose est sensuelle. Les Sœurs de Blackwater est écrit dans une langue à la fois violente et onirique : « Il s’interrompit juste assez longtemps pour lui montrer sa langue, cet asticot gras et luisant. » La violence n’est pas seulement stylistique ; en entrant dans l’Amérique brutalisée de Hagy, le lecteur doit se préparer à une société dans laquelle la vie n’a aucune valeur.

Hagy se donne beaucoup de mal pour décontextualiser son récit et délinéariser le temps, à la fois pour souligner les aspects pérennes de la nature humaine et pour créer une atmosphère mythique nécessaires à son patchwork de contes et de récits de guerre. Dans les meilleurs passages, le paysage flou et la temporalité rendent son écriture aussi berçante qu’une incantation.

Les Sœurs de Blackwater, qui commence avec le grognement des chiens et s’achève dans le silence, nous rappelle à chaque page que l’homme est un animal narratif, et que c’est peut-être là que réside notre salut... L’élan du livre vient de la relation entre la protagoniste et Hendricks. Assiégés et acculés, ils sont transportés par-delà le sang et la crasse d’une Amérique déchirée par la guerre, par une force plus puissante encore qu’une histoire : l’amour. Notre héroïne sauvera-t-elle son amour, et tous les autres ? Dans ce nouveau monde, une femme avec un stylo peut s’avérer plus puissante qu’un homme avec une épée. »

 

Lydia Peelle, 16 novembre 2018

Pour lire l’article en anglais, cliquez ici.


Dans la presse…

« Repérée par Richard Ford, [Alison Hagy] parle de ces femmes trop indépendantes, trop instruites ou trop libres dans leur corps et leur esprit. » Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo

Actualités et rencontres avec Alyson Hagy


Du jeudi 24 septembre 2020 au dimanche 27 septembre 2020, Alyson Hagy au festival America
Alyson Hagy sera en France à l’occasion du festival America.
Plus d’informations à venir.

Alyson  Hagy
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