On déménage !

2 mai 2011 · Pas de commentaire

Amis lecteurs qui nous suivez depuis quelques années (ou quelques jours), nous déménageons ! Comme vous le savez, la revue Le visage vert, publiée pendant quatre ans par les éditions Zulma, rejoint la maison d’édition Le visage vert. Nous quittons après trois ans et demi d’un très agréable séjour le site zulma.fr pour cette adresse qu’il vous faudra donc noter dans vos signets : http://leblogduvisagevert.wordpress.com. Le site officiel du Visage vert (librairie et bibliographie) reste bien sûr disponible ici : http://www.levisagevert.com Remerciements reconnaissants à l’équipe de Zulma qui nous a accueillis et accompagnés pendant quatre ans et pour quatre très beaux numéros, que vous pourrez bientôt commander en ligne, comme les numéros publiés par Joëlle Losfeld, par le biais de la librairie du Visage vert… Et merci à FX pour le blog !

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La passion des anabaptistes (un article de Michel Meurger)

29 mars 2011 · 2 commentaires

Chaque année, deux secteurs du Salon du livre de Paris éveillent mes instincts d’explorateur : les tables des éditeurs étrangers (essentiellement du nord et de l’est de l’Europe) et les stands des éditeurs de province. C’est surtout parmi ces derniers que se recrutent les ultimes hiérophantes des bons et beaux livres, horticulteurs du vice impuni de la lecture. Saluons cette année les éditions 6 Pieds sous Terre, de Saint-Jean de Védas. Est paru en effet sous l’enseigne de l’ornithorynque Joss Fritz, premier tome de la trilogie La Passion des Anabaptistes. L’imagier est un artiste qui signe Ambre, sur un texte de David Vandermeulen. Installée par ce dernier sur de solides assises historiques, l’œuvre croise les chemins intérieurs de Martin Luther aux grands chemins d’un Joss Fritz, leader paysan qui, en Alsace, à partir de 1493, ne cessera de fomenter des conspirations contre les riches et les puissants. L’emblème de la révolte est le Bundschuh, le rustique brodequin à lacet, peint sur la bannière avec la devise « Dieu compatissant, soutiens les droits des pauvres». De grands bouleversements s’annoncent, en 1498, Dürer aura terminé sa série de bois sur l’Apocalypse. La ligue du Bundschuh, toujours démantelée, sans cesse renaissante, à l’image du Phénix, amassera les brindilles du grand incendie de 1525. L’art et la littérature des Allemagnes ont depuis longtemps célébré ces révolutionnaires rhénans. Un Bundschuh à la hampe brisée figure dans la peinture monumentale (1976-1987) réalisée par l’artiste de RDA Werner Tübke pour son musée panoramique de Bad Frankenhausen. Au début des années 1960, Maurice Pianzola montre Joss Fritz marchant d’un pas décidé, « comme si la longue et lourde pique de lansquenet imprimait encore à ses mouvements le rythme de son balancement ». Un demi-siècle plus tard, Ambre invoque de nouveau le spectre de l’archi-conspirateur. Sur grand format, en des cases inspirées des bois gravés, de blafardes trognes montent, telles des bulles à la surface de l’ombre. Le dessinateur use abondamment du gros plan, pour amplifier le symbole (le Bundschuh), faire éclore des visages de tréfonds de brouillasses, égrener l’alphabet de mains menaçantes, implorantes, indignées. Les demeures à colombage émergent de la bruine, des piques barrent l’horizon, une suiffeuse tête coupée s’endort sur le pavé. Lettrines et caractères gothiques impriment une Stimmung d’automne médiéval à ce voyage au bout de la nuit. Je ne sais si Ambre s’inscrit consciemment dans une tradition représentée par exemple par Les Anabaptistes (1895) de Joseph Sattler. Peu importe. Par sa puissance expressionniste, parfaitement maîtrisée, Joss Fritz est une belle réussite graphique. (Michel Meurger. Paris, mars 2011)joss-fritz49web.jpg

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On change de tête

25 mars 2011 · Pas de commentaire

Comme vous l’aurez constaté au vu de l’article précédent, les livres du Visage vert changent de couverture… Nous en profitons pour rééditer quelques-unes de nos publications, déjà épuisées. Reparaîtront progressivement sous cette nouvelle apparence (papier naturel sans pelliculage, nouvelle maquette et surtout magnifiques vignettes de Marc Brunier Mestas, qui a accepté de suivre le Visage vert dans cette belle aventure) Nonnes, de Michael Siefener, Edgar Allan Poe, de H. H. Ewers, Retour à Walker Alpha, de Jean-Pierre Naugrette, Lamont, d’Anne-Sylvie Salzman, et Le Marais aux sorcières de Paul Busson que voici :busson1.jpg

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Sous presse

25 mars 2011 · 5 commentaires

Et bientôt en commande sur le site du Visage vert et dans les librairies qui nous distribuent…stenbock.jpg

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Le Sonneur en G64

17 mars 2011 · 1 commentaire

En attendant des nouvelles imminentes du Visage vert (publications, déménagement, etc : vous en saurez plus la semaine prochaine), quelques mots de nos amis du Sonneur, qui vient de publier deux délicieux ouvrages que nous ne pouvons que vous conseiller d’acheter et de lire. Qui a assassiné Mozart, d’ E. W. Heine, est un court recueil d’enquêtes sur quelques grandes figures de la musique classique (Mozart, Haydn, Paganini, Berlioz et Tchaikovsky), traduit d’un clavier léger et subtil par un des piliers du Visage vert, Elisabeth Willenz. Les Mémoires d’un libraire pornographe, quant à lui, est un savoureux pêle-mêle d’anecdotes délirantes sur le monde parallèle des amateurs de littérature érotique et pornographique. Ce texte écrit en anglais par un libraire belge sous le pseudonyme d’Armand Coppens, traduit en français dans les années 70, n’avait pas été réédité depuis. C’est fait avec brio par Le Sonneur, dans une édition entièrement révisée, et avec une préface d’Emmanuel Pierrat, avocat, éditeur et collectionneur… On n’oubliera pas non plus le magnifique Apaiser la poussière, le premier roman de Tabish Khair traduit par Blandine Longre. Tabish Khair, auteur indien d’expression anglaise, est une des étoiles montantes de la littérature anglophone et l’on attend avec hâte la traduction française de The Thing about Thugs, son intrigant roman victorien… Autres merveilles du Sonneur : Avatar, de Théophile Gautier, La Brebis galeuse d’Asciano Celestini, Le Voyage vers le Nord de Karel Capek… Et bien d’autres livres à découvrir ici. Ou au Salon du livre, du vendredi 18 au lundi 21, stand G64.

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Ce qu’est le Black Herald (#1)

29 janvier 2011 · Pas de commentaire

Il y a bien longtemps, nous semble-t-il, qu’une revue (et une maison d’édition) ne s’était pas posé, comme le fait le Black Herald Magazine, entre les langues, au plus près du mystère de leur origine. Ce que Paul Stubbs dans son éditorial explique ainsi : “Par la traduction, par la juxtaposition linguistique et le système d’échos entre les textes (même lorsqu’ils sont écrits en des langues que nous ne comprendrons jamais), l’esprit reconquiert sa connaissance première du langage, celle qui était sienne avant que les nations et les cultures ne nous hypnotisent au point de créer en nous des divisions et des classements inconscients qui influencent notre lecture avant même qu’elle ait commencé…” Une ambition qu’illustre un sommaire passionnant, mêlant auteurs contemporains traduits ou non, qu’ils soient poètes (Tabish Khair, Philippe Rahmy, Andrew O’Donnel, Valeria Melchioretto, Onno Kosters pour n’en citer que certains) ou prosateurs (Claro et sa traduction par Brian Evenson, Romain Verger, Sébastien Doubinsky dont on pourra découvrir la version américaine de sa Mort de Billy the Kid, paru naguère en français dans le Quarterly de Zanzibar) et auteurs plus anciens : Rodenbach, Verhaeren et Trakl traduits en anglais par Will Stone, une lettre inédite de Cioran traduite en français par Nicolas Cavaillès. Aux commandes de ce navire de pirates, Paul Stubbs et Blandine Longre, dont on avait déjà loué ici la sauvage poésie d’expression anglaise. Tous deux ont eu l’audace d’offrir à leurs contributeurs cette étrange arène où la langue, par le système d’échos qu’ils ont construit, ne peut être que remise en cause. Lecture jamais confortable, jamais contentée, donc, que celle du Black Herald Magazine, où chaque page, chaque texte, dans sa version originale et / ou dans sa traduction est source d’inquiétude. On attend avec une impatience certaine la deuxième livraison (automne 2011, nous dit-on) de ce super-héraut.

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Une météorite dans le jardin

20 janvier 2011 · Pas de commentaire

Une âme généreuse a balancé ce midi dans notre jardin une météorite qui s’y est enchâssée durablement, Ward, de Frédéric Werst (Fiction & Cie, Le Seuil). L’air vibre encore et l’herbe a brûlé. Werst s’emploie dans Ward rien moins qu’à créer, en wardwesan avec traduction en français, la littérature des Wards, peuple imaginaire. Allez-y voir. Le Visage vert (de jalousie, de bonheur, d’admiration rien qu’à l’idée de la chose) y revient dès lecture. En attendant, passez nous voir à Saint-Mandé ce week-end où nous tiendrons salon (ça s’appelle Livre à part, tout un programme) en compagnie de nos amis du Sonneur, de l’Œil d’or, de la Dernière goutte, du Black Herald et quelques autres. C’est une bande ? Oui, en quelque sorte. Un peu de wardwesan pour finir : “nam naga ab zaeph waman ek zaeph ab naga aganawan” soit “et moi, chaque année je meurs et chaque année je renais” (in Le livre saint de Parathon).

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Faire part

13 janvier 2011 · Pas de commentaire

Et hop ! Critique à venir.

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Pour mémoire, et très fraternellement, et pour faire bisquer ceux qui ne l’ont pas :vv1.JPG

Que cette infortune ne se reproduise pas avec le Black Herald Magazine #1 ! Pour commander, c’est là.

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Lectures au pied de la Butte

5 janvier 2011 · Pas de commentaire

Comme l’an dernier, la Librairie éphémère (et l’on remercie bien sûr l’Œil d’or et Passage Piéton) donne carte blanche au Visage vert. Venez donc nous retrouver pour une séance de lectures fantastiques ! Vous pourrez entendre et rencontrer Romain Verger (présent dans le dernier numéro du Visage vert), Elisabeth Willenz et Anne-Sylvie Homassel (co-éditrices et traductrices ; ASH sera également Anne-Sylvie Salzman pendant cinq minutes) et la poète Sophie Loizeau en invitée d’honneur. Au programme, des textes publiés dans le cadre de la revue et de la maison d’édition, et les curieuses images de Romain Verger. (Bon, et nous direz-vous, les nouveautés ? Elles arrivent. Bientôt. Belle année à tous !)

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Un Noël fantastique

24 décembre 2010 · Pas de commentaire

Le Visage vert vous souhaite un excellent Noël et vous conseille, si vous êtes parisien et sans réveillon, d’aller voir Les mystères de Lisbonne (il y a une séance vers 19 heures à l’UGC Orient-Express, au Forum des Halles). Le dernier film en date de Raul Ruiz est un beau monstre de plus de quatre heures, filmé avec légèreté et lenteur, peuplé de visages splendides, de faux-semblants, de corps en déséquilibre. Adapté du roman homonyme, un des grands succès de Camilo Castello Branco, un Eugène Sue (ou un Wilkie Collins) portugais, c’est un conte à tiroirs, riches en coïncidences extraordinaires, auquel la langue portugaise donne un phrasé si musical et si syncopé que les passages en français paraissent presque trop lisses (c’est bien la seule réserve que l’on peut faire à cette œuvre splendide.) Bonne nouvelle pour ceux qui rateront le passage en salle : la version longue des Mystères de Lisbonne passera sur Arte en mai 2011. Ah ! Au fait. Ceux de nos lecteurs qui auraient des informations sur une adaptation par Raul Ruiz d’”Enoch Soames”, notre nouvelle fétiche, peuvent nous l’indiquer en commentaire (ou par mail). Ils recevront un petit père Noël de bûche en plastique siglé Le Visage vert.mysteries-a-500.jpg

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