Genre littéraire engendré par les
mégapoles américaines de la grande dépression des années 30, mais que
le roman gothique, Balzac et la grande littérature populaire européenne
ont assurément initié, le roman noir jette un protagoniste, détective
privé, policier en déroute, pékin élu du sort ou tueur professionnel,
dans la solitude crépusculaire des villes et des glauques périphéries
régies par les mafias en tous genres. À partir de ce canevas, tout est
possible : la noirceur et la violence ne sont que des constats, car le
roman noir et le polar sont au roman traditionnel ce qu'une révolution
est à une commémoration de 14 juillet. Toutes les contradictions
sociales y sont mises à jour de manière exacerbées. Et la figure du
héros face à l'adversité y a toujours cette dimension de tragédie
antique qui nous laisse pantois et tremblant comme devant la mise en
abyme cataclysmique de nos propres destins. Dans ce registre, des
auteurs comme Maltus Malte , Pascal Garnier , Hugo Horst , Franck Pavloff ,
Jacques Vallet, Catherine Klein ou Max Genève apportent au genre une
impressionnante force de conviction.
Max Genève Autopsie d'un biographe Romans noirs La première enquête de Simon Rose, détective privé plein de fantaisie et de talent, dans le cercle très fermé de l'édition parisienne.
Simon Rose dans les milieux louches du renseignement et de la lutte anti-terroriste. La deuxième aventure d'un détective privé décidément rêveur... mais toujours prêt quand il s'agit d'amour !
Né à Mulhouse en 1945, Max Genève vit aujourd'hui entre Paris et Biarritz. Auteur de vingt romans et de plusieurs recueils de nouvelles, ce romancier inclassable s'est illustré dans des veines très variées avec toujours la même exigence littéraire : fantastique (Ramon, 1998), musicale (Le Château de Béla Bartók, 1995), policière (Le Tueur du cinq du mois, 1997, Gallimard), érotique (La nuit sera chienne, 1993). Les éditions Zulma ont publié la plupart de ses livres. Le dernier, Chair, a paru à La Musardine en 2007.