Marseille. La nuit. Prostitués, travestis, autant d’hommes esseulés dans un cinéma porno de la ville, haut lieu d’errances nocturnes. Là, ils se retrouvent, sous l’emprise d’une drogue commune : le désir, rapidement assouvi mais jamais comblé.
Fulgurante, incisive, incantatoire, l’écriture est ici l’expression même d’une soif d’amour.
Dans la lignée d’un Pasolini, Genet ou Calaferte, Bergamini esquisse, au travers de fragments syncopés, la douleur jouissive d’une double quête a priori inconciliable : la frénésie sexuelle et la tendresse — en cinquante-six séquences pour un cœur et un corps mis à nu.