En 1920, le jeune Jean de Puytorac s’embarque pour le Congo français. Il passe trois années à Brazzaville pour la Compagnie française du bas-Congo. Mais il ronge son frein. « Partir, connaître la brousse et son mystère, les Noirs libres, participer à la vie de ce pays, créer quelque chose là où il n’y a rien… » Jean de Puytorac, dit Makambo, le « batailleur » en lingala, doté d’une force physique et morale à toute épreuve, se lance alors dans une exploitation forestière. En butte à l’incompréhension de tous, aux tracasseries de l’administration, il tente sa chance à M’Bondo, à quelques kilomètres au sud de l’équateur. Débrousser, construire la case, organiser la plantation, tout est à faire…
Quand les récits de Gide, Céline ou Albert Londres contribuent à donner de l’Afrique une image littéraire, Makambo est l’histoire, restée inédite à ce jour, d’une intégration audacieuse et d’une rare réussite, l’itinéraire d’un homme soucieux de liberté, volontaire, qui pénètre la vie africaine sans préjugés, et qui laisse celle-ci influencer son destin.