On ouvre ce
Nouveau Nouveau Magasin d’écriture comme une boîte à secrets : pour rêver, inventer, écrire et… lire ! Comme une machinerie fabuleuse à produire de la fiction et à investir les territoires de l’imaginaire.
Gravures, dessins, tableaux aux forces évocatrices, caricatures ou curiosités d’almanach, c’est tout un monde de textes et d’images qui s’offre à nous. Hubert Haddad a puisé dans l’art symboliste, fantastique ou baroque, mais avant tout chez ces peintres passionnément inspirés par la littérature - Goya, Doré, Klinger, Bresdin, Kubin, Rops, Redon… Au plaisir des yeux répond celui de l’analyse et de la rêverie. On emprunte dès lors les sentiers du merveilleux labyrinthe de la fiction universelle. Aux côtés de Kafka, Valéry, Ovide ou Hugo, mais aussi de nombreux botanistes, inventeurs, grands voyageurs, astronomes ou architectes visionnaires, on y découvre un univers de fantaisie et d’inquiétante étrangeté.
À travers le mystère de gravures et dessins, à travers de nombreux jeux inédits et propositions d’écriture, ce cabinet des curiosités ou dispositif à capter les songes, a pour ambition d’explorer d’autres domaines de l’art d’écrire – et donne au fil des pages à rêver dans un esprit capricant et vagabond.
Dans toute son œuvre, Hubert Haddad ne cesse d’explorer des voies nouvelles et d’interroger la littérature et l’imaginaire. La parution du
Nouveau Magasin d’écriture (Zulma, 2006) a ainsi marqué une étape importante dans sa démarche, saluée par les libraires, la critique et adoptée par un grand nombre d’amateurs passionnés par l’écriture et la fiction.
À cette « promenade fascinante dans le laboratoire des lettres » (Valérie Marin La Meslée, Le Point), à ce « manège magnétique » (Patrick Grainville, Le Figaro littéraire) succède donc, par l’auteur de
Palestine, ce
Nouveau Nouveau Magasin d’écriture.
Hubert Haddad « ne se contente pas de jouer, en plus décalé, au "Lagarde et Michard" (contextualiser puis lancer des pistes de recherche). Il s'impose en berger de nos mémoires, rassemblant des impressions qui nous soient communes, à l'heure des fragmentations électroniques. »
Antoine Perraud, La Croix