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La Somme de nos folies
12,5 x 19 cm • 384 pages
ISBN 978-2-84304-830-2
21,50 € • Paru le 23/08/18
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Littérature
Shih-Li Kow

La Somme de nos folies


Premier roman traduit de l’anglais (Malaisie) par Frédéric Grellier
Prix du Premier roman étranger 2018

Il arrive rarement qu’un déluge fasse de l’ombre à une éclipse solaire. Il n’empêche, cette année-là, par un curieux concours de circonstances, Beevi, vieille dame fantasque, volontiers revêche, terriblement attachante, hérite d’une grande demeure et adopte Mary Anne, débarquée de son orphelinat. Aidée de Mary Anne et de l’extravagante Miss Boonsidik, Beevi reconvertit la bâtisse – quatre tourelles, dix toilettes, des bibelots à foison et un jardin extraordinaire – en bed & breakfast pour touristes égarés…

Le tout livré en alternance et avec force commentaires par la facétieuse Mary Anne et par Auyong, l’ami fidèle, vieux directeur de la conserverie de litchis, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale.

La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, incisive, d’un petit monde presque sans histoire quelque part en Malaisie, aujourd’hui. Une somme de folies très humaines, comme un concentré de vie, dans ce qu’elle offre de plus lumineux.


À propos de l’auteur

Née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, Shih-Li Kow écrit en anglais. Son premier recueil de nouvelles, Ripples and Other Short Stories, publié en 2009, a été finaliste du Prix international Frank O’Connor.
Jouant admirablement du proche et du lointain, du particulier et de l’universel, du vraisemblable et du fabuleux, du sérieux et du cocasse, sa voix singulière défend sans conteste la diversité et l’ouverture – politique, artistique, ou écologique – dans la Malaisie multiculturelle d’aujourd’hui, à travers des figures qu’elle nous rend inoubliables.
La Somme de nos folies est le premier roman de Shih-Li Kow, et c’est un enchantement.


Les premiers coups de cœur de libraires

« Un premier roman malaisien drôle et dépaysant. Prix rayon de soleil de cette rentrée littéraire » librairie la Cour des grands – Metz

« Il y a du Big Fish dans ce premier roman très prometteur de Shih-Li Kow traduit par Frédéric Grellier. La Somme de nos folies est son titre et on n'aurait pu mieux choisir pour ce livre qui illuminera votre rentrée. » Virginie Deschler, librairie Au temps Lire – Lambersart

« C’est à la fois drôle et émouvant, très humain. Et cette pointe de légende, de mystère qui enrobe le tout comme un joli cadeau. » Aurélie Janssens, librairie Page et Plume – Limoges

« Le pari est tenu, on s'évade, les personnages sont aussi haut en couleurs que les grands papillons et les feuilles de cocotiers nervurées de jaune, pour autant ne sont pas oubliées les problématiques sociétales (…) C'est drôle, tendre, intelligent. » Librairie le Cyprès / Gens de la Lune – Nevers

« Le roman malaisien ne se croise pas tous les jours. Le roman à la traduction superbe et généreuse n'est pas légion. Le roman familial producteur de bonne humeur et évitant le niais ne se trouve pas à tous les coins de tables. Donc ce roman malaisien superbement traduit et producteur de bonne humeur serait-il tel la licorne, trop beau pour être vrai ? Non. Foncez ! » Alison Fofana, librairie Comme un roman – Paris 3e

« Un voyage exotique et enchanteur dans la Malaisie multiculturelle d'aujourd'hui. À découvrir absolument. » Librairie Folies d’encre – Les Lilas

« Fantasque, drôle et touchant à la fois, ce roman venu de Malaisie nous entraîne dans une aventure mêlant avec brio le tragique et le cocasse, le merveilleux et la plus triviale des réalités dans un village cerné par les eaux…» André Zaradzki, librairie le Chant de la terre – Pont-St-Esprit

« Vous ne pourrez que tomber sous le charme de ce roman tendre et pétillant... Un réga ! Un immense coup de cœur. » Caroline Jacquot, librairie Au Fil des Pages – Le Havre

« C'est émouvant, dépaysant, drôle, touchant et tellement attachant. J'ai adoré. » Librairie les Carnets d’Albert – Sallanches

« Un véritable conte, tendre, fabuleux et poétiquement drôle. Une belle découverte. » Librairie Cheminant – Vannes

« Pétillant et drôle à souhait. » Marlène Brocail, libraire Chantelivres – Orléans

« Une promenade pleine de charme dans une petite ville de Malaisie. » Sylvie Demichelis, Fnac – Nice

« Humour, verve, douceur, incontestablement nous avons besoin de ce type de roman dans une rentrée. » Lucile Riegel-Frassy, Librairie café la Suite – Versailles

« Ne passez pas à côté de ce texte frais et malicieux, qui offre une belle énergie et bouillonne d’imagination ! » Solène, librairie Lise & moi – Vertou

« On est bien dans ce livre ! On quitte à regret ce petit coin de Malaisie et... Beevi, Auyong, Mary Anne et les autres... » Jean-claude Wierzba, librairie L’Éclectique – Saint-Maur-des-Fossés

« Quelle délicieuse lecture ! Un premier roman tout droit venu de Malaisie, un vrai bonheur, une pépite ! » Juliette, librairie Montbarbon – Bourg-en-Bresse

« Un voyage inédit, surprenant, souriant, dense, dans une petite ville de Malaisie, en train de devenir un lieu prisé des touristes. » Alexandre Cavallin, librairie Port Maria – Quiberon

« Une chronique drôle et pétillante, un récit plein de charme, de tendresse et de poésie. Avec ce roman pétillant, vous ne pouvez passer qu'un bon moment... À lire et à apprécier sans modération ! » Aurore G., librairie La Fabrique – Bar-le-Duc

« Une bienheureuse et réjouissante découverte (…) C'est superbe d'humanités et d'humanisme. » Betty Duval-Hubert, librairie la Buissonnière – Yvetot


« Une pépite ! C’est une histoire “inconcevable” qui commence comme un conte et nous invite au cœur de la vie d’un petit village de Malaisie où le temps semble s’être arrêté… Des personnages loufoques et attachants qui nous entraînent dans leurs folies quotidiennes et vous feront vivre un voyage inoubliable ! » Charlotte Renand, Fnac – Annecy

« La chronique d’une petite ville malaise, Lubok Sayong, où le surnaturel marche main dans la main avec la réalité, où la fantaisie est omniprésente, la tendresse est partout, où l’incroyable croise la route de l’à-peine visible, où l’enchaînement de la cause à l’effet se fait de manière facétieuse et délirante parfois. C’est drôle, c’est immensément enchanteur, c’est respirer le souffle des chœurs épanouis. La Somme de nos folies est de ces livres que l’on quitte à regret. À grands regrets. » Fabien Bernier, librairie Decitre – Grenoble

« Palme du plus grand dépaysement de la rentrée pour ce roman que Zulma est allé dénicher en Malaisie ! (…) Shih-Li Kow nous démontre avec douceur et humour que le mal peut facilement être mis à genou. » Aurélie Barlet, librairie La Pléiade – Cagnes-sur-Mer

« Un roman qui fait du bien. Dans un petit village de Malaisie, Auyong et Beevi, amis de longue date, voient débarquer dans leur vie la jeune Mary Anne. Leur quotidien en sera bouleversé à jamais et c’est avec plaisir qu’on suivra ces personnages au fil du temps dans leur petite folie. Un vrai régal de lecture ! » Patricia Archer, Fnac – Quimper

« Savoureux et rafraîchissant, un roman à lire absolument ! » Pauline S., librairie Fontaine Haussmann – Paris 8e

« Un joli petit miracle, tellement attachant… » Michaël Cartier, Fnac – Dijon

« Drôle et touchant. Cette chronique pétillante des habitants de la ville malaisienne de Lubok Sayong apporte une touche d’humour dans cette rentrée littéraire. Des personnages attachants au caractère bien trempé y ajoutent un charme certain. Une belle découverte… » Stéphanie Laine, Fnac Italie 2 – Paris 13e

« Quelque part en Malaisie, des personnages attachants, fantasques, à l’imagination débordante. Un premier roman pétillant et d’une infinie tendresse ! » Corinne Hulin, Fnac – Quimper

« Difficile de refermer un livre d’une telle beauté et d’une telle richesse… Énorme coup de cœur ! » Jessica Viaud, librairie les Fringales littéraires – Les Herbiers

« Un récit savoureux plein de fraîcheur mêlant d'une manière subtile, conte et chronique sociale. Un voyage inoubliable au cœur de la Malaisie avec pour compagnons de route des personnages drôles, sensibles, parfois farfelus mais profondément humains. » Dominique Apolit, Fnac – Montpellier

Dans la sélection du Prix des lecteurs de la librairie Nouvelle à Voiron et de la librairie des Cordeliers à Romans.

Et dans les sélections de rentrée littéraire des librairies Initiales, des librairies Decitre de la Fnac et de la librairie le Cadran solaire (Riom).

La presse en parle

«Partant du local, Shih-Li Kow propose un portrait pétillant et critique de la Malaisie d’aujourd’hui. » Gladys Marivat, Le Monde des Livres

« Shih-Li Kow fait avec humour et tendresse la chronique d'une petite ville de Malaisie au quotidien teinté de réalisme magique. » Le Devoir


Le Point de vue d’Auyong – Petite chronique de Lubok Sayong…

À Lubok Sayong, tout venait en un seul exemplaire : la rue principale, le rond-point, le feu rouge, le commissariat de police, la caserne des pompiers et son unique camion, le bureau de poste, la station-service, la tour de l’horloge, le supermarché, le cinéma, le Kentucky Fried Chicken, l’école malaise, la chinoise, celle des Tamouls, et même un pensionnat chrétien pour jeunes filles, histoire de faire bonne mesure.

La cuisine de Beevi était d’une qualité variable ; je subodorais qu’elle reflétait son humeur, fade quand elle s’ennuyait, trop épicée en période de stress, et à peu près immangeable quand elle boudait. Ce qu’aurait mijoté une Beevi apaisée, sereine, demeurait un mystère.

« Appelez-nous Tim et Peggy », ont-ils dit, mais Mami n’arrêtait pas de se tromper et les appelait Tom et Jerry. À mon avis, elle le faisait exprès. Je me demandais si les deux Américains s’en rendaient compte. Ils voulaient tout savoir sur la maison, comme tous les gens qui passent chez nous.
« C’est mon père qui l’a construite, a expliqué Mami. C’était un homme inconcevable.
— Inconcevable ? » a répété Mr Miller en lançant un regard interloqué à sa femme.
Ils ne pouvaient pas savoir que « inconcevable » est l’une des expressions favorites de Mami.
« Oui, inconcevable. Un peu fou, quoi. Pas un père normal, un père pas comme les autres. Il a fait construire cette maison pour les femmes de sa vie. Il a aimé beaucoup de femmes, mais ces quatre-là plus que tout. Les autres, il ne les a pas épousées. Vous voulez savoir le plus drôle, Jerry ? c’est qu’elles ont toutes les quatre accepté, alors qu’il était beaucoup moins beau que votre Tom. Mon père était laid, le croisement d’une chèvre et d’un singe, mais il avait beaucoup de charme. Même les oiseaux auraient quitté leurs arbres pour le suivre. »
 
 
Une des conséquences les plus cocasses de la dernière crue concernait les poteries d’Ismet que les eaux avaient emportées et déposées un peu partout en ville. Elles étaient comme les nains de jardin de Lubok Sayong, des repères fortuits venus se loger dans les arbres, sous les maisons et au bord des routes en lisière des plantations. On tombait dessus dans les lieux les plus incongrus. Quelqu’un avait eu l’idée d’organiser une sorte de chasse au trésor et comptabilisé pas moins de trente-neuf poteries dispersées aux quatre coins de Lubok Sayong. Dans certains cercles, on affirma que c’était de l’art, comme l’installation des catalogues Ikea dans une forêt en Suède ou la série d’animaux en cage à Kuala Lumpur.


J’adore la pêche pour cette torpeur méditative qui accompagne l’attente. Il y a peu de choses pour lesquelles je professe une telle passion. La pêche en est une et j’en profitais d’autant plus que le temps n’était plus une denrée rare. C’est un plaisir comparable, voire supérieur dans l’exaltation de la vie, à un coït paisible auquel on se livre sans consulter sa montre.
 
Shih-Li  Kow
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