On a envie de dire : Entrez, entrez vite dans la baraque enchantée du conteur ! Machineries diaboliques, pantins articulés, leurres et aberrations piègent chaque récit, et le lecteur, littéralement
sous le charme, découvre tour à tour de fabuleux paysages marins, des personnages éternels, des univers hantés. Depuis les grands mythes affolants de l’humanité jusqu’à la plus brûlante actualité qui secoue Maghreb et Machrek, maintes époques sont brassées, maintes civilisations – avec une prédilection pour l’Orient des
Mille et Une Nuits.
Forgées par une science quasi picturale de la description et conduites tambour battant par le bonheur de raconter, ces vingt-deux fictions – autant que d’arcanes majeurs dans le tarot – sont un moment de grande littérature, sur le versant flamboyant de l’imaginaire. Elles ont valu à son auteur le Prix de la nouvelle de l’Académie française.
Quelques mots sur l'auteur
Rompu aux jongleries savantes de l’imaginaire, Jean-Marie Blas de Roblès nous entraîne, par la grâce de son écriture, dans les mondes gigognes de l’esprit aux prises avec les mystères ultimes, sans perdre jamais le fil du labyrinthe charnel du désir et de la folie de vivre.
Né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès, il est l’auteur du monumental Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis 2008), et de la Montagne de minuit, tous deux parus aux éditions Zulma.
Pour en savoir plus…
Modèle de l’art narratif, la nouvelle titre, évoquant le Livre de sable de Borges, comme l’éblouissant Échiquier de Saint Louis, qui fascinera joueurs et amateurs de paradoxes, nous entraînent dans les mondes gigognes vertigineux de l’esprit aux prises avec les mystères ultimes, cela sans perdre jamais le fil du labyrinthe charnel du désir et de la folie de vivre.
Si ce n’était déjà acquis avec son époustouflant Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis 2008), les nouvelles de la Mémoire de riz révéleraient le génial conteur d’histoires qu’est Jean-Marie Blas de Roblès, dans cette orbe envoûtante du réalisme magique exalté tant par les sorcelleries de l’écriture que par les vertiges de l’érudition, et qui conduit, par une sorte de prodige renouvelé, d’un Potocki à un Borges.
Revue de presse
«Dès ses premiers écrits, Jean-Marie Blas de Roblès plaçait ainsi la barre très haut, chassant sur les terres d'Egard Poe, de Théophile Gautier et de Guy de Maupassant. Flirtant même, pour celles qui se passent en Orient, avec « Les Mille et une Nuits ». Un pari certes présomptueux de la part d'un écrivain balbutiant. Aux innocents les mains pleines : le résultat est probant. La prose fleurie -façon belles de nuit -du jeune Jean-Marie fait mouche, en allant au-delà du simple pastiche.»
Philippe Chevilley, Les Echos, 27 décembre 2011
«Vous avez un quart d’heure de trajet en métro ? Trouvez-vous une place assise et partez avec Blas de Roblès à Aigues-Mortes, dans la résidence d’hiver du roi de France pour une magistrale partie d’échecs entre Saint Louis et le prince des Bédouins.
Vous n’avez que quatre minutes à attendre votre tour chez le dentiste ? C’est suffisant pour entrer dans la peau du jeune marin qui hait tellement le capitaine du port et désire si fort sa mort que celle-ci va se produire sous ses yeux.
Tous les personnages de Jean-Marie Blas de Roblès ont une même philosophie : l’homme est responsable de tout ce qui lui arrive, même des accidents. Allons, surveillez-vous de près.»
Actuel