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L'Ombre animale
12 x 19 cm • 352 pages
ISBN 978-2-84304-757-2
20 € • Paru le 07/01/16
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Littérature
Makenzy Orcel

L’Ombre animale


Prix Littérature-monde 2016
Prix Louis Guilloux 2016
Prix littéraire des Caraïbes de l'ADELF 2016
Prix Ethiophile 2016


Il y a Toi, bonne à tout subir et à tout faire, Makenzy, en père pire que maudit, Orcel, le frère mutique posté devant la mer, l’Envoyé de Dieu et ses bacchanales infernales, et puis les loups qui rôdent en mauvais anges expropriateurs…
Et il y a la voix, une voix de femme qui monte du fond de l’abîme ou du tréfonds du ventre. Elle s’incarne, libre, puissante, en récitante héroïque de sa vie de rien, celle d’avant la mort, avant que les siens ne l’abandonnent dans ce village perdu – « je suis le rare cadavre ici qui n’ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n’y aura pas d’enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans – et je te le dis tout de suite, ce n’est pas une histoire –, je suis morte de ma belle mort, c’était l’heure de m’en aller, c’est tout »

Un roman tout entier porté par le souffle d’un verbe incandescent.


À propos de l'Ombre animale

Makenzy Orcel, l’enfant terrible des lettres haïtiennes, auteur remarqué des Immortelles, est de retour. L’Ombre animale s’impose d’ores et déjà comme l’un des plus beaux titres de cette rentrée, un titre qui retranscrit parfaitement l’esprit d’un roman en clair-obscur où le corps s’expose, se décompose, se renouvelle. Difficile de résumer l’incroyable profusion d’un texte qui brouille les cartes, échappe aux étiquetages et choisit l’éclat du verbe comme unique boussole. Makenzy Orcel est un archéologue du sens, un écrivain sensoriel qui puise dans la marginalité une puissance d’évocation rare. Roman ambitieux et exigeant, lOmbre animale n’a pas fini de nous fasciner.

 

Tout commence par une voix, la voix d’une femme morte qui s’élève, entre confession et prophétie. Le récit prend vie dans un village de la campagne haïtienne. Un environnement pauvre, misérable même, avec cependant une cohésion sociale tissée de solidarité entre les habitants, malgré la mort qui frappe impitoyablement et rythme le quotidien de ses cortèges funèbres. La première partie du roman s’inscrit dans la tradition du roman rural haïtien et se nourrit des tragédies et des petits bonheurs des gens de la campagne. Un peuple fier, résigné et paradoxalement combatif. On retrouve les accents du chef-d’œuvre de Jacques Roumain, Gouverneurs de la Rosée, cette empathie pour les humbles et les déclassés. Parmi la foule des protagonistes, on repère vite la personnalité menaçante de Makenzy, le pater familias, brutal et omnipotent ; Orcel, le frère, à la limite de l’autisme, contraint d’encaisser l’insupportable ; mais aussi l’Envoyé de Dieu, sorte de gourou lubrique, ainsi qu’une myriade d’autres figures, illustrations de notre condition humaine. Surtout, il y a Toi — la mère et la confidente de la défunte, passeuse de témoin et gardienne des mythes. Toi, est un personnage équivoque, à la fois alter ego du lecteur et dépositaire d’une parole universelle. Puis le roman quitte la campagne pour s’aventurer dans les ruelles de la grande ville. L’Ombre animale se transforme alors en roman noir, une enquête onirique, dont l’atmosphère n’est pas sans évoquer les grands polars métaphysiques de Roberto Bolaño. Cette dernière partie met en scène une faune interlope composée d’artistes et de voyous en prise avec un inspecteur de police déboussolé.

 

Toi, Orcel, Makenzy, trois personnages comme autant d’instances psychanalytiques. Car c’est bien de cela dont il s’agit dans ce livre : une psychanalyse sans concession de la société et de l’Être haïtien. L’écrivain attaque de front le patriarcat, conscient que nos sociétés ne peuvent plus ignorer les brutalités et les discriminations à l’encontre des femmes. L’humour est présent entre les lignes comme l’éclat de rire d’un rescapé. Le récit s’enfle de souvenirs épars, de poésie de contrebande, de trouvailles stylistiques qui font du jeune romancier l’héritier de Jacques Stephen Alexis. Le roman s’achève par un poème, splendide, intitulé Vers la lumière. Avec ces mots, bouleversants dans leur simplicité : Je ne suis pas morte, je vais à ma rencontre

 

L’Ombre animale se situe à la limite des ténèbres et de l’aurore, du rêve et de l’éveil, de l’absence et de la vie. Livre-frontière, corps à corps avec les mots, réflexion sur la mort : L’Ombre animale est une expérience de lecture hors du commun, un diamant noir surgi d’un cœur incandescent.


Presse et libraires l'ont adoré

« Un roman ambitieux et magistral. »
Librairie M’Lire (Laval)

« Ce roman est un poème et un cri de rage [...]. C’est à la fois âpre et grandiose. »
Librairie Dédicaces (Rueil-Malmaison)

« Est-ce un portrait puzzle de la société haïtienne ? Sans doute, mais l’Ombre animale est bien plus que cela, c’est un extraordinaire souffle de vie insufflé par une morte. »

Mohammed Aissaoui, Le Figaro

« Belle écriture, tableau très réaliste, et en même temps tous les rêves, les mensonges, les vies si dures... Très beau livre, en tout cas. Impressionnant ! »
Librairie Jakin (Bayonne)

« L’écriture singulière, inventive et fascinante de Makenzy Orcel, nous mène du coté de la campagne là où les esprits s’adressent à nous et nous racontent, nous embarquent et nous perdent. Récit sombre et incandescent. »
Librairie Quai des Brumes (Strasbourg)

« Montant du cœur des abîmes ou des tréfonds d’une matrice, une voix s’élève. Une puissante voix de femme qui s’incarne pour devenir, libre et étourdissante, l’héroïne d’une vie qui vient juste de s’achever. »

Biblioteca Magazine


« Makenzy Orcel, dans sa quête, se libère pour ne garder que l’élan, la force. Pour ne servir qu’une seule chose, la langue. Celle qui dirait l’interstice entre l’ombre et la lumière, entre la vie et la mort. Plus de point, plus de majuscule. Le lecteur sait quand il doit reprendre son souffle. »
Librairie Sauramps (Montpellier)

« Oralité charnelle et références littéraires qui trahissent une curiosité universelle (Sôseki, Grisélidis Réal, Amos Oz), Makenzy Orcel, qu’il s’exprime par le vers ou la fiction, prouve avant tout qu’il est poète et l’une des jeunes voix haïtiennes contemporaines les plus singulières. »

Sean J. Rose, Livres Hebdo

« Jeune auteur haïtien, Makenzy Orcel bouscule la littérature en livrant une œuvre ardente et tempétueuse, une épopée familiale au long souffle romanesque portée par une puissance stylistique hors norme. D’outre-tombe comme du fond du ventre surgit la voix d’une femme au verbe acéré et à la phrase tranchante, ses mots comme une ultime lame pour fendre le destin tragique qui fut le sien. Magnifique ! »
Manuel Hirbec  librairie La Buissonnière (Yvetot)