L'Assassinat de Sarajevo
Traduit du serbo-croate par Alain Cappon
Entre mai et novembre 1992, malgré la guerre et le siège de la ville, Zeljko Vukovic a refusé, lui, serbe bosniaque, de quitter sa ville, Sarajevo. C'est là qu'il a écrit la plupart de ces vingt-sept textes mettant en scène des gens qui refusent la partition et sont reclus dans « la plus grande prison qui soit au monde ».
A la différence de nombreux récits de témoignages consacrés à la Bosnie, L'Assassinat de Sarajevo offre une vision de l'intérieur du drame qui se joue pour les habitants de Sarajevo. Son mérite est avant tout de mettre en pièces de nombreuses idées reçues et d'imputer sans aucune concession les responsabilités aux leaders politiques, quels qu'ils soient. Zeljko Vukovic les accuse d'avoir brisé une volonté de vivre ensemble par des provocations meurtrières et des bombardements aveugles.
S'il ne néglige pas de montrer la misère matérielle, il décrit surtout la misère morale de gens pris au piège, sommés de choisir leur camp - serbe, croate ou musulman - dans une guerre qui n'est pas la leur. Lui-même en est d'ailleurs la victime pour avoir refusé de quitter Sarajevo et dénoncé publiquement toutes les formes de nationalismes. Devenu « l'homme à abattre », il a dû s'exiler aujourd'hui en Norvège.


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« Comment anéantir l’identité d’une ville, effacer le sentiment d’appartenance de ses habitants par la destruction systématique de ses symboles architecturaux : voilà ce que montre Zeljko Vukovic, décrivant au quotidien les souffrances endurées par les habitants de Sarajevo et transmettant au lecteur, avec une force d’évocation qui doit beaucoup à sa sobriété, le sentiment d’insécurité permanent qui détruit l’âme de ceux qu’il appelle les Saralije. »
Florence Hartmann, Le Monde



14 x 21 cm •
208 pages

ISBN 978-2-909031-50-7

19,30 €

Disponible - paru le 18/01/95


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