Ovide, fort de son Art d'aimer et sûr de sa bonne fortune, refusait imprudement tous les aphrodisiaques. Lucrèce, lui, en a largement abusé, jusqu'à la folie. Un peu plus tard, c'est Clothaire qui épouse Radegonde, sous l'œil jaloux du frère et de la mariée. En Chine, c'est madame Wou qui passe ses nuits avec l'empereur dans une chambre à coucher tapissée de miroirs... Les secrets d'alcôve sont florès et jalonnent bien sûr notre histoire de France. On connaît l'impuissance de Louis XIII et le phimosis de Louis XVI, de même que les extravagances du Duc de Choisy ou les frasques de Napoléon.
« De toutes les tragédies, celle de l'alcôve est de beaucoup la plus affreuse », écrivait Tlostoï. Claude Pasteur, elle, a choisi de s'introduire dans la vie privée de ces personnages qu'elle a longtemps fréquentés et de surprendre ainsi des secrets d'alcôve souvent très étonnants.
« Où l'on apprend que, à défaut de caviar, les œufs de cabillaud constituent un excellent aphrodisiaque, que le basilic en infusion calme certaines anxiétés sexuelles et que la nourrice de Louis XIII assista à sa nuit de noces, comme témoin et modératrice de ses ébats conjugaux. Épreuve dont il ne se remit d'ailleurs pas. Claude Pasteur aime jouer les indiscrètes et, siècle après siècle, elle soulève les rideaux des alcôves pour livrer les secrets des étreintes des grands de ce monde. »
Le Monde