La météorologie est bien sûr la science des phénomènes atmosphériques qui prévoit le tempsquilfait. Mais elle est aussi une invitation au voyage dans le tempsquipasse, depuis l’origine divine de la foudre jusqu’aux crépuscules imaginaires de la science-fiction.
Des arrière-pensées de Jules César en Gaule à l’architecture prémonitoire de la ville souterraine de Montréal, des livres saints imprégnés du mythe du Déluge aux représentations futuristes du cinéma, Michel Cyprien explore le « temps ». On croise au fil des pages les noms de Yahvé, Allah et Jupiter, ceux de Pline le Jeune et Georges Brassens, Jean-Baptiste Lamarck et Sean Connery, Jean Richepin et Fritz Lang, Saint-Simon et saint Siméon, Ovide, Descartes et Fred Astaire...
Cet essai ludique et savant salue aussi bien la latine lucidité de Lucrèce que la dialectique du sérieux et du frivole, chère à Vladimir Jankélévitch, comme un infaillible baromètre de la relativité en toutes choses, antidote radical contre les dérisoires certitudes des dogmes de tous horizons.