Au moment où débute le récit, tous les hommes d'Arasolé – petit village imaginaire mais emblématique de l’île de Sardaigne – sont morts. Sauf Daniele Mele, le carillonneur. Morts pour la patrie sur le front russe durant la dernière guerre mondiale. A présent, ce sont leurs « veuves » (mères, épouses, fiancées ou maîtresses) qui veillent… Misère, saleté, faim, froid, folie n’ont pourtant pas empêché ces hommes de vouloir à tout prix sauver leur peau. En vain. Car les forts, les violents, les riches, auront, comme toujours, le dessus. Ceux d'Arasolé ont connu la douleur, la révolte, le désespoir impuissant. Francesco Masala nous restitue leur épopée sans concession ni illusion, ni sans un certain rire sardonique.