Le
Dictionnaire universel d'Antoine Furetière (1619-1688) valut à son auteur l'exclusion de l'Académie française. C'est pourtant l'un des plus remrquables dictionnaires de la langue française. Furetière se fonde sur tout ce qu'il a lu sur chacun des animaux cités en citant aussi bien les auteurs anciens, que les découvertes scientifiques de son époque et les légendes. A une époque où les sciences naturelles sont encore expérimentales, Furetière tente, à la manière d'un botaniste consciencieux, de mettre de l'ordre dans ces connaissances tatônnantes. Cependant, sa vision est déjà incroyablement moderne, l'auteur classe notamment l'homme avec les primates, sur le même plan que les grenouilles !
Relu par un écrivain contemporain, dans une approche thématique, le
Dictionnaire universel nous livre ici des trésors savoureux ou poétiques d'expressions et de mots les plus courants ou inattendus.
«
Une baleine échoue en Italie avec "la gueule si large, qu'un homme à cheval y aurait pu entrer commodemment". Des oiseaux de la grandeur "de deux éléphants joints ensemble" emportent le bétail...
Étonnant de voir combien le fantastique accompagne le savoir moderne. Furetière lui-même parfois s'en étonne : "Ce qui montre que les naturalistes ont dit des choses aussi fabuleuses que les poètes." »
Jacques Vallet