« Un récit très doux même si la violence est sous-jacente, fait de non-dits et de suggestions qui nous transportent dans un quotidien à la fois éloigné et si proche de nous. »
« Comme souvent dans les romans de Pascal Garnier, le rythme s’accélère, les failles s’accroissent et se dévoilent. Le roman noir et le drame prennent leur ampleur agrémentés d’un humour désespéré. Ce dernier roman posthume vivement conseillé ne restera pas dans les cartons. "Oui, il y a bien une vie après la mort... celle des autres, bien entendu" sans oublier celles des livres. »
« Opium Poppy, ou la tragédie de la guerre des hommes face aux mondes des enfants, suit les traces d’un petit paysan afghan écrasé par la guerre et le trafic d’opium. Même l’exil ne suffira pas à le sauver. La guerre et ses protagonistes vident les têtes, lavent les cerveaux, et poussent au départ, à la fuite, engendrent de profondes mutations dans le psychisme de chacun. La survie est une lutte permanente, incite à de lourds compromis, vous bouscule, vous transforme et inhibe toute réflexion. Chacun devient un rouage d’une machine puissante que personne ne maîtrise. L’enfance n’existe plus, et pire, l’avenir est définitivement et irrémédiablement marqué, obstrué (« Le passé n’est jamais si simple »), les vies futures sont réglées, inexorablement. Un roman bouleversant, noir, d’une grande simplicité comme un miroir réaliste et sans révolte de la guerre et de notre propre monde. Vous n'oublierez pas le petit Alam, je vous l'assure ! »
« Dès le premier mot, le lecteur se retrouve face à une petite fille dont il ne connaîtra pas le prénom, sorte d’Alice bretonne, amoureuse des arbres et notamment d’un hêtre confident et meilleur ami. Petite fille rêveuse, imaginative, chaque personnage qu’elle décrit oscille entre réalité et fiction. Elle dépeint son entourage tel qu’elle l’apprécie, le ressent : Marie, une mère souvent absente et partie retrouver son amante du moment dans l’ile des veuves, un père disparu et Teresa une gouvernante mexicaine attentionnée et aux petits soins pour elle. Jusqu’au jour où s’installe chez elle, Samuel, l’Indien terrible bucheron venu menacer son royaume. Un univers magique, mystérieux, étrange et secret qui ne se dévoilera vraiment qu’à la dernière page. Superbe texte (ou conte) à l'écriture parfaitement maitrisée. »
« Pascal Garnier excelle pour installer des ambiances harmonieuses, sereines, qu’un grain de sable viendra tragiquement enrayer et faire basculer dans le noir et le tragique. »
« Géométrie d’un rêve est le journal d’un romancier qui a été fou d’amour de Fedora, une soprano lyrique. Il croit fuir sa mémoire et son passé en s’installant sur les côtes du Finistère dans un vieux manoir. Mais l’ambiance des lieux le ramène inexorablement vers son histoire et il entreprend donc un journal. Son enfance, ses rencontres, Fedora, Amalya étudiante connue à Kyoto se mêlent aux nombreux personnages de fiction compagnons du romancier. Les personnages déteignent les uns sur les autres, la réalité étouffe la fiction et vice-versa. La frontière devient floue et peu à peu, si le lecteur franchit le pas, se laisse bousculer, il est happé dans le tourbillon et s’imprègne des nombreuses références qui enrichissent le texte. Un roman exigeant et ambitieux. »
« Marcus Malte nous propose trois nouvelles où il démontre qu’il a l’art de décrire les situations où tendresse et violence se mêlent définitivement. »
« A 22 ans, le jeune Islandais Arnljótur se décide à quitter sa famille après le drame qui l’a frappée. Sa mère est décédée lors d’un accident de voiture et le laisse avec son père bientôt octogénaire et son frère qui reste anormalement silencieux. Arnljótur, petit rouquin, était très proche de sa mère qui trouva la force, quelques instants avant de mourir, de l’appeler, de le rassurer, de le conseiller et de lui offrir une dernière preuve d’amour. Elle lui avait fait partager sa passion pour les roses dans la serre et le jardin où elle cultivait une variété exceptionnelle sans épines et à huit pétales, la Rosa candida. Avant de partir, Arnljótur raconte son enfance, ses liens familiaux forts encore resserrés à la mort de sa mère, mais aussi la naissance de sa fille née un jour particulier, après une rencontre rapide, sans avenir. Lorsque Arnljótur part restaurer une roseraie d’un monastère du continent, il emporte évidemment quelques boutures de la Rosa candida qui perpétueront la mémoire de sa mère. Ce premier roman traduit en France d’Audur Ava Ólafsdóttir est une vraie réussite, un livre véritablement apaisant qui dégage une atmosphère remplie de tendresse et délicate. Ce "garçon des roses" charme par sa naïveté et sa candeur, sa tendresse dans sa relation à l’autre et avec sa fille, dans ses sentiments et ses préoccupations. Un charme aux accents féminins indéniables dans ce portrait tendre d’un homme solitaire attentif aux autres auquel il ne manque que l’odeur de la Rosa candida mais avec un peu d'imagination, vous la devinerez au fil des pages… »