« Et si l'amnésie pouvait éviter la haine et la guerre... Un soldat israélien est blessé lors d'une patrouille. Celui-ci, sous le choc, amnésique, est soigné par une famille palestinienne. Totalement immergé dans la réalité palestinienne, Cham devient progressivement l'un d'eux et les repères autour de lui se brouillent. Un roman tout simplement envoûtant... »
« Voici trois chefs-d’œuvre d’humour noir aux rebondissements rocambolesques. On y retrouve tout l’univers de Pascal Garnier, à la fois tendre et cruel, habité de personnages dont le quotidien dérape en aventures qu’on trouve, d’ordinaire, à la page des faits divers.
Dans La Place du mort, un homme tranquille se découvre veuf… et trompé. Les Insulaires conte les retrouvailles hasardeuses de deux amants, coupables d’une folie homicide. Et dans Trop près du bord, on s’attache à Éliette, veuve sexagénaire isolée dans sa villa ardéchoise, qui s’acoquine bien malgré elle avec un petit truand frais sorti de prison.
Mais on n’a rien dit de l’art de Pascal Garnier si on oublie l’écriture, étonnamment visuelle, cousue de mots d’esprit et de croquis à main levée : le monde qui nous entoure est le plus mal connu, Garnier nous en restitue le fond humain d’une plume admirable.
[...] Un grand écrivain, méconnu, et dont les romans exploraient l’univers des petites gens. »
Créée début 2009 dans le vieux Strasbourg, Soif de lire est une très agréable librairie assortie d'un petit coin café de 20m2, avec des choix originaux en littérature, en jeunesse, et en livres de cuisine. Jennifer Vorms-le-Morvan y organise aussi des expos d'artistes — photos, peinture, sculpture —, des "petits" concerts et des lectures. A savourer autour d'un café, d'un thé, ou de jus fruits équitables et bios.
« Zulma nous régale à nouveau...
Ces histoires de meurtre, de pulsions chaotiques et d’amour éperdu révèlent un écrivain de haute allure. Lauréat du prix Antonin Artaud pour ce recueil en 2009, Eduardo Antonio Parra qui décrit par les marges, à travers une cohorte de drogués, d’indigents, de voyous et de travestis, les villes frontalières comme Monterrey où il demeure, les déserts de Chihuahua et les spectres du Rio Bravo, s’inscrit avec maestria dans la grande littérature sud mexicaine... »
« C'est à la suite de sa participation, avec dix autres écrivains africains, au projet d’écriture sur le génocide au Rwanda : "Rwanda : écrire par devoir de mémoire", que Boubacar Boris Diop nous livre cette fiction.
Construit comme une enquête et un réquisitoire, avec une extraordinaire lucidité, ce très beau roman nous éclaire sur l'ultime génocide du XXème siècle. Avec une sobriété exemplaire, l'auteur expose les faits, ses rouages et ses ressorts cachés à travers quelques personnages en situation, avant, pendant et après le génocide. Jessica, la miraculée qui sait et comprend du fond de son engagement, Faustin Casana, membre des Interahamwe, le docteur Joseph Karekezi, notable hutu naguère modéré, qui organisa et coordonna le massacre de Murambi ; le colonel Etienne Périn, officier de l'armée française; Cornelius Karekezi qui, de retour au pays quatre ans après le drame, découvre l'épouvantable responsabilité de son père.
Boubacar Boris Diop nous interdit les faux-fuyants qui voudraient "folkloriser" les drames africains pour mieux les oublier. Avec rigueur et talent, il nous oblige à regarder en face la monstrueuse réalité. »
« Pourquoi Bastien, solitaire gardien d’un lycée jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme, est-il tenu à l’écart de son voisinage ? Pourquoi Rose, sa voisine, alors qu'elle le connaît à peine, l'emmène-t-elle en voyage au Tibet ? Y trouveront-ils la sérénité, la rédemption auxquelles ils aspirent ? Court et intense, on suit les parcours de Rose et de Bastien pour y découvrir leurs secrets inavoués, tout en traversant les bouleversements de l'Histoire du Tibet. J'ai adoré ! »
« L'auteure nous invite avec brio et empathie à suivre les chemins difficiles de la libération de la femme indienne. D’une histoire à l’autre, on est pareillement envoûté par l’héroïne, fillette ou jeune fille, qui se débat au milieu des drames et des préjugés de la famille et du voisinage... »
« On leur a vendu une fin de vie idéale au soleil : des maisons confortables dans une résidence sécurisée, avec gardien, dans le sud de la France... le bonheur quoi ! Avec l’humour noir qui le caractérise, Pascal Garnier dépeint une forme de huis clos, une mini-société qui cherche à se convaincre qu’elle a ce qu'elle voulait et qu’on lui a promis. Mais l’image d’Épinal du paradis sur catalogue se transforme en enfer… Un livre drôle et grinçant, touchant souvent, une sorte de "desperate housewives" chez les seniors. »
Dans un quartier préservé d’Abadan en Iran, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armen, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence. Ajoutons à cela deux femmes très envahissantes : la soeur de Clarisse qui cherche à tout prix un mari et enfin la vieille mère qui règne sur la mémoire familiale. L'arrivée de nouveaux voisins, une famille arménienne débarquée de Téhéran va bouleverser le quotidien de Clarisse.
Le sort de Clarisse ne diffère pas de celui de la plupart des autres femmes iraniennes : elle s'est mariée, a eu des enfants, et s'occupe de la maison. L'émancipation n'est pas de mise et même dans ses moments intimes de liberté et de rêverie , elle ne peut -et son entourage ne lui laisse pas- oublier les codes de bonne conduite que lui impose la société. On parle de poussière, de vaisselle, de gouters et de colères d'enfants, mais aussi d'émois, de colères, de jalousies et de complicités ....
Un roman hyperréaliste plein de vie et de grâce ... servi par une plume simple et efficace ...
Zoyâ Pirzâd, vous avez -encore une fois- réussi à me séduire .
« Un nouveau beau Zulma pour la rentrée !
Norma Jean, quinquagénaire glamour, prof de philo, rend visite tous les jeudis à un de ses anciens élèves, Marco, détenu à la prison de Solllicciano en Toscane pour avoir assassiné sa compagne; Norma-Jean est la femme de Jean, qui fut autrefois son psychanalyste, et avec qui elle entretient une relation qui n’est pas des plus classiques. Quel est le rapport entre ces deux femmes qui n’en font qu’une ?
Un roman énigmatique, dans lequel le mystère est dévoilé par bribes chapitre après chapitre, et dont la progression dramatique est parfaitement maîtrisée.
Un magistral portrait de femme, entre passion et folie. »
« Amateurs(trices) de Pascal Garnier, ne PAS s'abstenir< !!!!
Un homme placide et effacé va kidnapper sa fille dans l'asile psychiatrique où elle est enfermée. C'est le début d'un road movie pour deux êtres solitaires, enfermés dans leurs psychoses et qui se découvrent...
Grâce à sa plume grinçante et acérée, Pascal Garnier dépeint avec grâce les êtres "cabossés par la vie". »
« Miki, la cinquantaine déprimée et médiocre, rêve de changer de vie : il n'est pas l'artiste qu'il rêvait d'être, il mange trop, sa femme n'a plus qu'un sein …
Assis dans un luxueux hall d'hôtel, il va accepter un appel téléphonique destiné à un certain Monsieur Sapiro et usurper l'identité d'un faussaire en oeuvre d'art ! Enfin, il va changer de vie !
Entre le moment où une (jolie) employée de l'hôtel part à la recherche de Mr Sapiro jusqu'à la décision de prendre l'appel par Miki quelques 350 pages plus tard, Benny Barbash nous livre certainement l'attente téléphonique la plus longue de la littérature ! Mais ne vous y trompez pas, entretemps, le lecteur suit les méandres des 2 vies de Miki -l'ancienne et la nouvelle, la réelle et la fantasmée- qui se court-circuitent …
Par jeux de miroirs et de reflets interposés, passé, présent et futur cohabitent et s'entremêlent dans un joyeux tintamarre et nous embarque dans un dédale d'interprétations jubilatoires !
De sa plume insolente et joyeuse, Benny Barbash nous livre -aussi- ses impressions sur le destin, l'art, l'amour.... »
Jennifer Le Morvan