Librairie Saint-Christophe
Collectif
Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée
« Que sait-on de la Corée du Sud ? Que sait-on de ses écrivains ? C’est tout à l’honneur des Editions Zulma de nous proposer un cocktail détonnant de jeunes auteures coréennes. Bienvenue dans un autre monde !
Ce qui frappe en premier lieu, c’est la liberté de ton, cette manière si simple et si directe de poser les mots. Il y a dans leurs écritures une fraîcheur incroyable. L’art de la nouvelle est très difficile à maîtriser et ce qu’il y a d’admirable ici peut se résumer en peu. Ces huit nouvelles nous parlent de ce que peut-être un pays aux multiples facettes, vu au prisme des femmes et de ce qu’elles ont à dire dans une société coréenne dominée par les hommes.
Mais ce qui y est dit de plus beau, c’est aussi que la tradition, si importante et si prégnante surtout, ne se laisse pas étouffer. Quoi de plus présent que le culte des anciens et quoi de plus beau que le regard d’une mère dont un simple couteau sera le garant, l’évidence d’une vie à résumer.
Ce qui est étrange également, c’est que ces huit nouvelles se répondent et se correspondent. Elles auraient pu être écrites par un seul auteur, tant elles ont un effet miroir qui renvoie de l’une à l’autre, mais c’est bien évidemment la multiplicité des écrivains qui rend l’évidence des voix encore plus intense. Finalement, n’est-ce pas le meilleur moyen pour découvrir un pays que de lire ses nouvellistes. Ils nous proposent tous une photo singulière de leur monde qui change, entre nouvelles technologies et traditions séculaires, un monde où la femme a son rôle non seulement à jouer mais à dire et à montrer également qu’elle est une évidence dans la Corée d’aujourd’hui.
Il y a de la beauté à chaque page, non seulement dans les mots, mais surtout dans les attitudes des hommes et des femmes de cette Corée si secrète pour nous Français et qui se révèle bien plus qu’attachante, bouleversante d’humanité, car écrite par des femmes…
C’est un livre qui se referme avec un sourire et des larmes. »

Jean-François Delapré

Paul Wenz
L’Écharde
« Contemporain d'André Gide, Paul Wenz est de ces écrivains d'aventures qui sont allés chercher leur pitance de littérature sous d'autres latitudes. Dans L'Écharde, c'est d'Australie qu'il est question. Dans cette immensité de paysages, les hommes sont rudes et il n'y a pas de place souvent pour les mots.
Susie sera celle qui va bousculer l'ordonnancement de Tilfara, cette immense étendue du bush où les moutons ont autant de valeur qu'un simple litre d'eau.
Et tout ce qu'il y a de plus mauvais en l'homme va ici se trouver exacerbé. La haine, la violence, la sourde vengeance.
Bien sûr, il y a l'âpreté de la vie sur ces millions d'acres, mais il y a surtout la sécheresse des sentiments, qui, plus que celle de l'eau qui vient à manquer, fera basculer les êtres dans une brutalité sans nom.
C'est un roman sur l'homme face à la nature, mais également face à lui-même.
Paul Wenz avait cette faculté à capturer les sentiments du vent qui balaie la poussière des âmes. Il faut le lire. »

Jean-François Delapré


Hubert Haddad
Géométrie d'un rêve
« C’est un roman foisonnant et baroque, l’opéra d’un narrateur insomniaque qui écrit son journal et mêle habilement ses rêves et sa réalité. Dans une langue magnifique, balayée par les vents d’une Bretagne sublimée, Hubert Haddad nous entraîne à la suite de Fedora, chanteuse lyrique, Amaya, la Japonaise dont le corps cache un mystère, d’autres encore. Une quête éperdue de l’amour, du monde qui s’enfuit, des mots qui frappent dans la nuit. »

Jean-François Delapré

Hubert Haddad
Nouvelles du jour et de la nuit: la nuit
« Zulma fête ses vingt ans et met ses petites merveilles dans de magnifiques boîtes. Celles des recueils de nouvelles d'Hubert Haddad le sont autant par le fond que par la forme. Les deux objets sont précieux, beaux ; ils se remarquent sur les étagères de la librairie. Nouvelles du jour et de la nuit : le jour, la nuit. On ne résume pas l'écriture d'Hubert Haddad. Elle ne devrait pas être en vente libre, mais se négocier sous le manteau dans les rues sombres d'Anvers, chez les diamantaires ou dans le fin fond des ruelles de Hong-Kong, chez les vendeurs d'or et d'opium. Peut-être à Tombouctou ou Zanzibar, sur les crêtes des Andes ou aux confins de l'Himalaya... Enfin là où la rareté d'une telle langue se mérite, là où l'invention est permanente. Ouvrez une boîte au hasard, prenez un des recueils, au hasard, vous serez happé par un monde que vous ignoriez jusqu'à cet instant. Qu'est-ce que la littérature sinon ce bonheur de plonger dans des univers parallèles ? Alors oui, ici, tout n'est que littérature, et elle se mérite, elle s'apprivoise, mais elle sait aussi s'abandonner, se laisser caresser et ronronner sous vos doigts. Ouvrez les deux bijoux que sont ces écrins, lisez les Nouvelles du jour la nuit, et celles de la nuit le jour. Faites comme vous voulez. Ouvrez les boîtes de Pandore ! "Boîte : qui vient du latin pixis : "coffret" », me souffle le Grand Robert de la langue française ! »

Jean-François Delapré

Audur Ava Ólafsdóttir
Rosa candida
« Rosa candida est un livre rare où l’émotion et la grâce se disputent les premiers rôles. Une fois ouvert, il me fut impossible de le lâcher, tant j’étais sous le charme de cette écriture qui avait le charme envoûtant d’une rose à huit pétales. »

Jean-François Delapré



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