« Un excellent éditeur, Zulma pour le nommer, a eu l’intelligente idée de l’écouter et ce que nous en a dit son traducteur s’est trouvé confirmé avec éclat : El ultimo lector (désolé pour l’accent sur le u, notre clavier n’en possède pas) signé David Toscana est une réussite dont le grand Rulfo, ancêtre de tous les écrivains qui comptent en Amérique Latine, pourrait s’enorgueillir du haut de l’Olympe où l’ont placé les auteurs mexicains. […] La jubilation que l’on ressent à découvrir ce roman qui touche à ce qui nous importe le plus, la lecture, cette prison volontaire qu’on ne quitte pas sans danger, est intense. Ce serait dommage qu’au milieu du ras de marée mexicain, il ne surnageât pas. »
« Heureuse nouvelle, en ce jour où l’on peut gager que les teints vont se parer d’un hâle bienvenu, de découvrir un nouveau Visage vert. Il ne s’agit évidemment pas du résultat d’une nuit de débauche ou d’un lendemain de maladie mais du nom de la très fameuse revue consacrée au fantastique en littérature et désormais supportée par les éditions Zulma qui lui offrent un superbe écrin. […] Une fois encore le menu est particulièrement copieux et notre attente récompensée. Bronzer en compagnie de ce Visage vert ne serait pas la moins bonne idée des amateurs de littérature, mais en goûter les joies inquiétantes derrière des persiennes fermées ajouterait au plaisir. »
« Il est vrai que 800 pages, cela a de quoi impressionner et que nous avons un peu tourné autour avant d’y plonger, mais une fois le pied dans le bain, impossible de regagner la rive avant la fin. Pris au piège, comme dans les romans feuilletons de naguère, on trimballe le pavé, on néglige la pile de livres au pied du lit, bref on profite….
[…] Impossible, vous l’aurez compris, de rentrer dans les détails de cet océan romanesque dans lequel on s’immerge, passant d’un tourbillon à un autre. Impossible aussi de ne pas militer pour cette bouffée littéraire qui balaie d’un grand souffle les petits courants égotistes trop souvent à l’honneur. Jean-Marie Blas de Roblès est de retour et on ne peut que louer Zulma d’avoir osé nous offrir ce pavé de bonnes inventions…»
« Le livre indispensable à tous les apprentis écrivains, tous les fous de littérature, tous les toqués de livres.
On imaginait qu’il n’y aurait qu’un monument : il y en a deux ! Comme ces pyramides qui se doublent d’une autre puis d’une autre pour constituer un champ monumental. Ainsi Hubert Haddad a osé récidiver et nous offre, juste avant les fêtes, un nouveau sujet de rêveries, de promesses et de bonheurs avec son Nouveau nouveau magasin d’écriture superbement mis en page par le prometteur Dominique Bordes, graphiste bordelais (lui-même à la tête d’une conspiration éditoriale nommée Monsieur Toussaint Louverture) qui s’est mis au service de ce vaste projet initié par Zulma dont la fidélité à l’œuvre de cet auteur prolixe force le respect. »