« Un texte court et fulgurant pour dire la blessure, la perte, l’errance, la quête et si le narrateur nous conduit de Pologne en Abyssinie (plus tard vers le Nord), Cargo mélancolie n’a rien du voyage touristique.
Des phrases ciselées à la sensualité vibrante, une ouverture sur le monde rythmée d’une poésie libératrice. Douloureuse acceptation pour la reconstruction.
Intense et remarquable. »
« S'embarquer dans le nouveau roman de Pascal Garnier en compagnie de Marc à l'ordinaire un peu fatigué, de sa fille Anne, pas toute seule à penser dans sa tête et du gros chat chaud et mou Boudu, est un voyage aux frontières du grand Loin, souvent border-line, bouillonnant et parfois si proche de nous. Sous le regard impassible du matou, l'escapade devient fuite. Du quotidien pour l'un, de l'asile pour l'autre et cette décoiffante cavale à la poursuite d'un meilleur ailleurs dans un camping car autant déglingué que ses occupants finira dans une apothéose violacée. Jubilatoire ! »
« Dénichant les petits travers de chacun et ramenant en surface les secrets enfouis, Pascal Garnier nous renvoie l’image peu reluisante d’une société sécuritaire, sous forme de fable écrite à l’humour noir. Un vrai régal. »
« Un roman très noir, d’un pessimisme total sur un monde étréci au trou de la serrure, porteur de la folie ordinaire des petites gens glissant vers l’enfer avec émotion et non sans humour. »
« Pascal Garnier c’est un style, jubilatoire, de l’humour noir entre les mots, des métaphores qui sonnent juste : "Sa main dans celle de Gabriel pèse un bifteck de trois cent grammes…". […] Noir, comme un conte moderne, la dernière phrase reprenant la première, "c’est un quai de gare désert…" concentrique, sur une parenthèse de la vie adoucie par la rassurante présence d’une grosse peluche en forme de panda. »
« La guerre est un enfer dans lequel rien n'échappe à la violence. Surtout pas les enfants. Le nouveau roman d'Hubert Haddad nous entraîne dans le chaudron afghan, sur les traces d'Alam dit l'Évanoui, si jeune aux yeux d'antilope, devenu, un temps, un de ces enfants soldats appelés à tuer par soumission avant de suivre le chemin des exilés clandestins.
Plongée dans une jungle urbaine aux côtés d'oiseaux de passage, éteints en d'autres lieux, à l'enfance tout autant fracassée. «Qui peut me faire une phrase au passé simple avec le verbe être ?». Le passé n'est jamais si simple.
Sur le fil conducteur du trafic d'opium, un roman dense, bouleversant, d'une grande force littéraire et poétique qui nous renvoie l'image barbare d'une insoutenable réalité. »
Des phrases ciselées à la sensualité vibrante, une ouverture sur le monde rythmée d’une poésie libératrice. Douloureuse acceptation pour la reconstruction.
Intense et remarquable. »
Clo Brion