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Superficie : 1400 m²
Références : 135 000 titres
Abdelaziz Baraka Sakin
Le Messie du Darfour
« Vous ne comprenez rien à la guerre du Darfour, vous n'y avez jamais rien compris. Ce que vous en savez tient en quelques images choc d'un gamin décharné accroupi dans le sable, d'ossements humains exhumés des cendres d'un village en ruine à la pointe d'un fusil, de camps immenses où viennent se parquer des milliers d'êtres humains chassés de chez eux, de stars hollywoodiennes serrant dans leurs bras des rescapés du massacre sous le crépitement des flashs. Vous ne comprenez rien à la guerre du Darfour, et après avoir lu le roman d'Abdelaziz Baraka Sakin, vous n'aurez pas mieux compris pourquoi ces gens meurent, au nom de quels enjeux politiques, territoriaux, ethniques, religieux, tribaux, archaïques, séculaires et oubliés des centaines de milliers de personnes sont mortes et plusieurs millions déplacées loin de leur maison. Vous vous sentirez soulagé de comprendre,en lisant ici et là les analyses de "spécialistes" de la région, de tous ces experts, de tous ces historiens bref, de ceux qui ont compris, que les avis divergent sur les origines du conflit et que personne n'arrive à s'entendre sur ce qui se passe exactement là-bas. Vous ne comprenez rien à ce qui se passe au Darfour, et ceux qui la subissent non plus. Pas plus que ceux qui la font. C'est peu dire que Le messie du Darfour vous en met une bien bonne, c'est un livre qui vous assomme. Son écriture va au plus loin des turpitudes humaines et ne nous épargne rien. Le pire que vous puissiez vous imaginer s'y trouve, cadavres putréfiés, gamines écartelées, enfants égorgés, vendus, violés, massacrés. Sakin parle de la guerre comme elle est, sous le rire fou des égorgeurs fanatisés, des soldats indifférents, d'une communauté internationale outrée. Le regard porté sur cette guerre par l'écrivain soudanais va bien plus loin que la tristesse,  la compassion, l'appel à l'aide et la commisération. Comme tout un peuple, on sent que Sakin est au-delà de tout cela, le ton de son livre en témoigne qui, et c'est là qu'il vous cloue le bec, finit par vibrer d'un rire de gorge qui vient de loin... Et finit par verser dans une sorte de loufoquerie sanglante, autour de personnages qui sont depuis longtemps au-delà de la douleur, du chagrin, de la pitié, de la compassion et de toute illusion. Au cœur du Messie du Darfour, la belle Abderahman, au prénom si masculin mais à la beauté marquée d'une cicatrice sur la joue, unique rescapée de sa famille massacrée, plusieurs fois violée par ces chiens de janjawids, ces miliciens issus des tribus arabes et utilisés par les forces gouvernementales comme ligne de front contre les insurgés. Abderahman va mettre la main sur le beau Shikiri, enrôlé de force dans l'armée, à qui elle fait promettre de lui ramener au moins dix janjawids afin de leur dévorer le foie. (…) Femme de tête éperdue de vengeance, mais d'une vengeance froide, elle est le pendant sauvage, sans doute inversé de ce drôle de personnage qui donne son titre au roman de Sakin, oasis d'irréalité dans ce paysage de cauchemar, se fait appeler Jesus, invite tout un chacun à le rejoindre dans la foi et la paix et sait transformer une plume en oiseau: « Je peux vous garantir la vie éternelle, mais je ne peux vous épargner la mort maintenant. » L'armée venue l'arrêter dans ses extravagances, voyant en lui l'ultime rempart à la sauvagerie ambiante, avance avec, dans sa cohorte, des charpentiers chargés de construire des croix sur lesquelles Jesus et ses disciples seront suppliciés. Et plus la cohorte avance, plus le temps file, et plus les fidèles seront nombreux, et le travail des charpentiers important. (…)  La politesse du désespoir sans doute, la grandeur de la littérature sûrement. Une grandeur que Abdelaziz Baraka Sakin aura payé de sa liberté puisque, obligé de s'exiler en Europe, il est attendu chez lui le couteau entre les dents par un régime soudanais qui n'a pas apprécié ses manières de voir, ni ses manières de dire… On aura pas encore tout compris du conflit au Darfour, mais on aura au moins compris ça : on vient de tomber sur un sacré écrivain. » François Huet




Benny Barbash
La vie en cinquante minutes
« Comme le dit si bien la meilleure amie de Zahava, l'héroïne de La vie en cinquante minutes, difficile passée la cinquantaine, de faire encore envie sur le "marché de la chair". Mais plus dur encore, c'est de trouver un jour, emberlificoté autour d'un maillot de corps de son merveilleux et brillant avocat de mari, et ce après plus de vingt ans de mariage, un long cheveu blond qui n'a rien à faire là. Zahava s'emballe, Zahava éructe, défonce les tiroirs et les portes de placard, tourne en rond, fantasme sur le supposé harem tenu par son époux infidèle, Zahava se perd dans les méandres d'une jalousie sans fond et d'ailleurs, cette fameuse amie toute pimpante et bien gaie n'est-elle pas blonde, elle aussi, et ne s'est-elle pas rendue à Tel-Aviv en même temps que... aaah...   C'est la première partie du roman, qui tourne autour d'un motif de vaudeville à l'israélienne teinté de screwball-comedy made in Jérusalem. Où l'on retrouve quelque chose de l'ironie douce d'un Woody Allen se gaussant de la crise de la cinquantaine et en effet, la bonne bourgeoisie d'Israël n'est-elle pas la plus psychanalysée du monde avec ces grands flippés d'intellos complexés de Manhattan ? Mais on n'est ni chez Woody, et encore moins chez Labiche... Benny Barbash explore d'abord à fond les soubresauts de la jalousie conjugale, mais on n'est pas chez Proust, ni chez Benjamin Constant non plus. Car ça pétille et ça gaze lorsque la pourtant très raisonnable Zahava s'emballe à propos de tout et de rien: tout lui est bon pour alimenter sa suspicion. Moments drolatiques où les délires de l'imagination de la femme jalouse se fondent dans la réalité-même, sans qu'on ne sache plus trop discerner l'imaginaire du vraisemblable. Et elle non plus... Heureusement pour Zahava et pour nous, le roman ne se contente pas de s'amuser de la douleur et du délire de cette femme (prétendument) trompée. A grands renforts de personnages secondaires plus croquants les uns que les autres (un analyste antipathique qui ne peut pas blairer sa patiente, un ancien prétendant et écrivain reconnu au charisme déchu, un serrurier un rien curieux et mythomane, un mystérieux perceur de coffres arménien ainsi qu'un impayable détective privé un peu trop sentimental), Benny Barbash parvient à faire autre chose qu'une comédie sur l'infidélité conjugale.   Car les moments importants de cette douloureuse crise de conscience qui conduit Zahava à tout s'imaginer, jusqu'à l'impensable et à l'absurde, sont autant d'instants, pour elle, qui vont lui permettre d'aller visiter les zones jusque là occultées de son présent comme de son passé. Voilà sans doute pourquoi tous les jaloux et jalouses de la terre aiment à se morfondre et à se faire du mal à s'imaginer des choses abominables, et cruelles. Tour de force et moment de grâce de La vie en cinquante minutes, roman à la folle virtuosité et à la vivacité pétillante, cette crise conjugale va en effet déboucher sur une autre, beaucoup plus décisive. A cet égard, on peut dire ici sans rien dévoiler du fin mot de l'histoire, que les dernières pages sont absolument sublimes.   En somme, voici un bouquin que tous les jaloux du monde, hommes ou femmes, devraient s'empresser de lire car, et même si leurs soupçons se trouvent hélas avérés, l'important n'est pas là.   Mais on ne leur dira pas où, car eux seuls le savent, au plus profond d'eux-mêmes... »




Makenzy Orcel
L'Ombre animale
« Oyé Oyé le dernier opus de l’enfant terrible des lettres Haïtiennes est sur nos tables ! Makenzy Orcel, après Les Immortelles, nous revient avec L’Ombre animale, paru chez Zulma tout récemment. On ne peut pas parler de roman, vraiment.
Ce texte est un chant, une litanie plus exactement.
Une femme, morte, enfin libérée de tous ses carcans, nous raconte sa vie. Son village, son île, son père – l’ignoble Makenzy –, son frère – le magnifique mais silencieux Orcel –, ses humiliations, et la lumière aussi, bien sûr. Makenzy Orcel, dans sa quête se libère lui aussi pour ne garder que l’élan, la force. Pour ne servir qu’une seule chose, la langue. Celle qui dirait l’interstice entre l’ombre et la lumière, entre la vie et la mort. Plus de point, plus de majuscule. Le lecteur sait quand il doit reprendre son souffle. Avis à celles et ceux qui auraient aimé Syngué Sabour d’Atiq Rahimi. »




Abdourahman A. Waberi
La Divine Chanson
Coup de cœur de la librairie !




Jean-Marie Blas de Roblès
L’Île du Point Némo
Coup de cœur du libraire !




Hubert Haddad
Le Peintre d'éventail
Lu et conseillé par Alain Monge




Lee Seung-U
Ici comme ailleurs
Lu et conseillé par Sandrine Maliver-Perrin




Enrique Serpa
Contrebande
Lu et conseillé par Yann Granjon.




Jean-Marie Blas de Roblès
La Montagne de minuit
Lu et conseillé par A. Artus.




Boubacar Boris Diop
Murambi, le livre des ossements
Lu et conseillé par Cécile Vidaller.




Serge Pey
Le Trésor de la guerre d’Espagne
Lu et conseillé par Cécile Vidaller.




Marcus Malte
Garden of love
« Vous a-t-on déjà dit que Marcus Malte était le meilleur écrivain français du genre ? Eh bien, on vous le répète, et on vous le prouve : Garden of love est la plongée en apnée au cœur d'une folie qui imbrique les troubles de la personnalité de son personnage principal dans son écriture même. On ne vous dira rien ; ni du début ni de la fin de cette histoire d'amour, de folie, de trahison et d'oubli. Il s'agit là, en premier lieu, d'un livre qui échappe à toute tentative de réduction (et de classification). Il serait illégitime, enfin, d'en dévoiler les arcanes sans en diluer les mystères infinis, et gâcher ainsi un plaisir de lecture absolument unique. »




Pascal Garnier
La Théorie du panda
« Gabriel est un drôle de type, sans attache apparente, comme échoué dans ce petit bled de Bretagne où, très vite, il sympathise avec tout le monde : le patron du bar, la belle femme de l’hôtel dans lequel il a posé ses valises, une jeune paumée à moitié pute que son petit ami mène par le bout du nez.
Pascal Garnier est un drôle d’écrivain, une nouvelle fois attaché à nous raconter ces vies minuscules dans un style inimitable, mélange de sarcasme, de pure affection, d’humour pince-sans-rire et de violence désabusée. Pour la énième fois, réaffirmons-le ici très fort : il s’agit là d’un de nos plus grands écrivains de roman noir.
Ne passez pas à côté. »

François Huet




David Toscana
Un train pour Tula
« Dans le décor baroque de Tula, ville frontalière peuplée de personnages débordants de vie et de fantaisie, David Toscana raconte, entre vérités et mensonges, la naissance, la vie et l’amour de Juan Capistran pour l’insaisissable Carmen.
Avec une imagination foisonnante, un art subtil de la construction et un sens consommé de l’humour. »

Yann Granjon




Auður Ava Ólafsdóttir
Rosa candida
« Tout en finesse avec une formidable légèreté et un entêtant parfum de rose. »

Alain Monge




Pascal Garnier
Lune captive dans un œil mort
Lune captive dans un œil mort figure dans la sélection de la librairie Sauramps.




Vaikom Muhammad Basheer
Les Murs et autres histoires (d'amour)
Lu et conseillé par A. Monge




Zoyâ Pirzâd
Un jour avant Pâques
Un jour avant Pâques figure parmi les coups de cœur étrangers de la librairie.