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Ouvert de 10h à 22 h tous les jours (Ouverture à midi le dimanche)
Zoyâ Pirzâd
C’est moi qui éteins les lumières
« Zoyâ Pirzâd brosse le portrait d’une famille arménienne au moment où de nouveaux voisins s’installent dans le pavillon face au sien. Par petites touches, par une simplicité dans l’écriture qui rend le livre hyperréaliste, l’auteure guide son lecteur dans la routine tranquille d’une mère au foyer, Clarisse, qui se voit bouleversée par ces nouveaux arrivants. Lire les premiers mots de ce roman, c’est entrer avec bonheur dans la vie de cette femme, dans ses pensées les plus intimes, ses préoccupations féminines, celles qu’elle cache à son mari, à ses enfants, à sa mère trop présente et à sa soeur, éternellement célibataire. Les détails sont importants pour Pirzâd, mais rien n’est plaqué: les joies, les petits drames et les plus gros. Un roman beau et fort à propos de la complexité du quotidien. »

Christine Arseneault-Boucher




Boubacar Boris Diop
Murambi, le livre des ossements
« Il est très difficile d'écrire sur MURAMBI, LE LIVRE DES OSSEMENTS tant la charge émotive du roman est forte. Boubacar Boris Diop a effectué une résidence d'écrivain de 2 mois à Kigali en 1998 et le texte est le fruit de ses rencontres et de ses visites. De fait, c'est un livre dont l'ossature est construite à partir de nombreux faits réels. L'horreur du génocide rwandais est impossible à appréhender mais, grâce à cette catégorie de livres indispensables (comme Un dimanche à la piscine de Kigali de Gil Courtemanche et bien d'autres), le devoir de mémoire peut se faire. On oscille entre le passé, les évènements de 1994 et le présent du narrateur principal en 1998. Cornelius, un jeune homme ayant fui adolescent, revient après plus de 20 ans d'exil dans son pays natal. Il devra faire face aux tragédies de son pays et au poids de sa propre histoire familiale. Un roman incontournable dont la multiplication des narrateurs, victimes, résistants ou bourreaux, permet une approche d'une grande lucidité. Cette fiction réaliste n'explique pas le génocide, mais ouvre la porte sur d'importantes réflexions annexes comme la politique en Afrique et les implications européennes. À lire impérativement! »
Tania Massault




Pascal Garnier
Les Insulaires et autres romans (noirs)
« Les œuvres de Pascal Garnier s'apprécient comme du bon vin. Zulma réédite pour les amateurs une compilation de trois de ses histoires. Celles-ci sont excellentes et du plus pur style roman noir. L'auteur a l'art de dépeindre des personnages attachants emplis de réalisme, ce qui est effrayant quand l'on voit jusqu'où ils peuvent sombrer à cause d'un malheureux concours de circonstances.
Dans La place du mort, un homme se retrouve du jour au lendemain veuf et cocu, et développe une obsession pour la conjointe de l'amant de sa femme. Expliqué en ces termes cela peut paraître abracadabrant mais la particularité de Pascal Garnier est justement son aisance à créer, à partir de situations anodines, des imbroglios dignes des meilleurs scénaristes. Ce premier roman est absolument décapant et bourré d'humour.
Pour Les Insulaires, c'est l'histoire d'un homme qui en venant enterrer sa mère, tombe sur son amour d'adolescent. Cette dernière, disponible, est prête à tout pour leur reconstruire une histoire malgré les casseroles qu'ils traînent.
Enfin, Trop près du bord raconte comment une sympathique retraitée peut sortir de son rôle de femme parfaite pour l'amour d'un homme rencontré depuis seulement quelques jours.
Ces trois romans sont vifs, se dévorent à toute vitesse et laissent à chaque fois sur le carreau. A découvrir et à déguster. »

Tania Massault




Anjana Appachana
Mes seuls dieux
« Le contraste entre l’Inde et l’Occident est important, comme nous pouvons le constater à travers le recueil de nouvelles, très touchant, d’Anjana Appachana : Mes seuls dieux. Les histoires se déroulent dans une Inde actuelle et oscillent entre le vaudeville et les problèmes de castes, toujours à l’ordre du jour. Est également abordée, avec beaucoup de finesse, la position des femmes, soumises à leur famille, mari, belle-famille et, parfois encore, contraintes d’accepter des mariages arrangés. Un réel décalage existe entre la progression des études et la persistance des traditions. C’est avec une grande poésie que l’auteure nous attire dans ce monde paradoxal. Un livre qui fournit des données socio-économiques très enrichissantes et permet de se faire une réelle idée du pays au-delà de l’aspect "Bollywood". »

Tania Massault




Pascal Garnier
Le Grand Loin
« Encore une fois, Pascal Garnier réussi son pari de nous surprendre, il nous laisse désarmés face aux mésaventures de ses personnages. Un père vieillissant, pris d’une envie folle de liberté et d’horizons lointains, embarque sa fille, placée en hôpital psychiatrique depuis de nombreuses années, pour un périple des plus singuliers. A la place d’un road movie endiablé, on retrouve les craintes et faiblesses de ces deux êtres aussi instables et maladroits l’un que l’autre. Loin d’être un roman sur la relation père-fille, c’est plus une image saisissante de réalisme sur le besoin d’ailleurs de l’Homme. Pascal Garnier nous a quitté début mars 2010 pour un autre ailleurs, il nous restera de cet auteur atypique ses œuvres emplies de personnages attachants. »

Tania Massault




David Toscana
El último lector
« Dans un village mexicain accablé par la sécheresse, Remigio trouve, au fond de son puits, le cadavre d’une fillette. Il se tourne vers son père Lucio pour savoir comment en disposer: ce dernier, bibliothécaire municipal par défaut, se tourne à son tour vers les livres pour trouver la réponse. Par une sorte de mise en abyme inversée, Toscana lie étroitement son récit à celui des romans évoqués par son personnage. Dans une mécanique poétique, malgré sa déviance, Lucio recrée dans le monde réel les trames romanesques qui lui semblent incomplètes, pour leur rendre les détails et les émotions vraies que l’écrivain aura omis de décrire, faute de les avoir vécus. Ne m’étant jamais frottée au courant du réalisme magique (non, jamais !), je ne saurais dire si ce livre en fait partie, même si la deuxième de couverture m’assure du contraire. Je peux cependant affirmer que ce livre est un objet unique. »

Anne-Marie Genest




Gudrún Eva Mínervudóttir
Pendant qu'il te regarde tu es la Vierge Marie
« En intitulant chaque chapitre d’un ton vindicatif comme s’il s’agissait de l’un de ceux de la Bible ou l’un des Dix Commandements, l’auteure nous plonge dans des univers tout à la fois hors du monde et profondément humains. Comme si elle nous ouvrait la porte de la vie ultra-intime de ses personnages. On se doute que si les passants pouvaient percevoir nos pensées vagabondes, ils seraient parfois surpris ou effrayés mais, le plus souvent, ils se sentiraient perdus, intrus ou voyeurs. C’est ce qui attend le lecteur dans ce recueil, qui donne parfois l’impression de regrouper plusieurs moments de la vie d’un même individu montés de façon anachronique. Un délice d’une beauté volatile, nébuleuse et d’une cohérence presque imperceptible, qui donne envie d’aller explorer l’Islande pour comprendre d’où provient cette inventivité étrange. »

Anne-Marie Genest




Dominique Noguez
Œufs de Pâques au poivre vert
« Dominique Noguez, on le remarque au fil de ses productions, s’amuse. Et cet amusement prend une riche teneur avec ce petit livre qu’est Œufs de Pâques au poivre vert. À le parcourir, on pourrait croire tenir entre nos mains une espèce de méli-mélo complètement disjoncté. On rigole à la lecture de ses petites histoires, de ses sudokus faciles et moins faciles, de son astrologie vraiment moderne avec ses six nouveaux signes, de son écriture performative, et j’en passe. Tout, là dedans, regorge de causticité, d’inventivité et sait se faire passer pour une bonne dose de divertissement. Un bon paquet de petites surprises bien poivrées, concoctées par un grand spécialiste de l’humour sous toutes ses couleurs. »

Christian Girard




Auður Ava Ólafsdóttir
Rosa candida
« Audur Ava Ólafsdóttir est de la race des écrivaines qui vous embarquent dès les premières pages. Le héros, que son vieux père appelle affectueusement "mon petit Lobbi", est un grand candide de 22 ans. Il se dégage de ce personnage, papa d’un bébé de 6 mois qu’il a eu avec une femme qu’il n’a côtoyée qu’une seule nuit, une naïveté attachante. Alors qu’il part restaurer la roseraie d’un monastère, il enchaîne les mésaventures cocasses. C’est avec son départ que tout débute. L’éloignement géographique engendrera, en effet, un surprenant développement de l’instinct paternel. Ce roman, débordant d’humour, illustre la difficulté d’être un homme et nous offre une histoire d’amour à contre-courant. Un livre d'une grande fraîcheur que l’on quitte à regret, mais rempli d’une nouvelle foi en l’Homme. »

Tania Massault




Hwang Sok-yong
Monsieur Han
« Un récit dur mais malheureusement empreint de vérité sur les conditions de vie des Coréens durant le XXe siècle. Paru pour la première fois en 1970, Monsieur Han relate l'histoire du personnage éponyme durant le long conflit entre Corée du Nord et Corée du Sud. Né au Nord mais refusant l'endoctrinement communiste, il devra fuir au Sud pour sauver sa vie. Malgré sa profession de médecin, il rencontrera d'incessantes difficultés pour trouver du travail et subira des dénonciations infondées. Arrêté par le gouvernement qui lui reproche d'être un espion à la solde des communistes, il verra sa vie détruite à tout jamais. Monsieur Han est la représentation de tous ces Coréens qui sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays. Un roman fort qui montre l'absurdité de cette division née d'une confrontation entre grandes puissances étrangères. »
Tania Massault