« Dans un style simple, épuré et à la fois oral comme il est de tradition dans les longues épopées indiennes, Anjana Appachana nous offre un subtile et touchant recueil de nouvelles où sont présentes toutes les forces et les contradictions de l’Inde moderne. La femme est au cœur de ces histoires parfois tragiques, comme elle est au cœur des préoccupations d’Anjana ; et pour preuve, l’on y découvre qu’elle aura à lutter encore et encore pour son respect et sa dignité dans une société encore entièrement dominée par un modèle masculin. »
« Hubert Haddad choisit de nous conter le récit d'une enfance dans un pays ombragé par une guerre longue et dévastatrice. Ainsi déroule-t-il l'histoire d'Alam, tour à tour fils de paysan afghan, enfant soldat, trafiquant de drogue, puis réfugié orphelin dans la banlieue de Paris.
L'auteur de Palestine pointe une fois encore la violence des mondes traversés par les vertiges de la guerre et les séquelles laissées par une telle perte de sens. Et voilà notre Alam en porte étendard d'une humanité libre ou plus justement d'une humanité libérée. »
« Après nous avoir fasciné avec Le roi d’Afghanistan ne nous a pas mariés , Ingrid Thobois nous offre Sollicciano , un texte intimiste d’une très grande maîtrise.
Le personnage central, Norma-Jean, est une femme qui incarne l’amour et la folie et entretient une relation ambivalente avec son mari qui fut initialement son psychanalyste. Tandis que l’amour de ce couple se consume, Norma-Jean va se rapprocher de l’un de ses anciens élèves, emprisonné à Sollicciano , en Toscane. Ses rendez-vous réguliers avec lui vont devenir sa raison de vivre et alimenter le mystère de ce récit. L’écriture cinématographique et aiguisée d’Ingrid Thobois nous plonge dans les tourments de l’âme humaine avec un suspense haletant.
Mystérieux et psychologique, Sollicciano déroule un fil dramatique digne du meilleur Hitchcock. »
« Condamné à dix-huit ans de cauchemar carcéral pour avoir poursuivi le rêve d’une vie meilleure, le militant socialiste – ou “l’impureté sociale” - O Hyônu retrouve, libéré, l’usage triste et salutaire des mots, des sentiments, pour se souvenir du tourbillon des jours clandestins vécus à Séoul par des individus ordinaires et fragiles comme du détail si calme des saisons passées à Kalmoe aux cotés d’Han Yunhi, la femme - disparue - de sa vie. Kalmoe, un hameau isolé de la campagne coréenne, le pays d’une idylle, ce vieux jardin, l’utopie, cette île introuvable. »
« C’est bizarre la vie, parfois. Il suffit un jour de ne pas se sentir à sa place - lors d’un dîner ennuyeux par exemple - pour avoir envie de prendre la tangente, d’aller le plus loin possible de tout.
Marc, la soixantaine désabusée et Anne, sa fille déséquilibrée vont fuir ensemble sans but, histoire de, en quête d’un dénouement dérangeant, d’un choc frontal avec la folie.
Avec ce road movie aussi drolatique que désespéré, Pascal Garnier réaffirme avec l’entrain carnassier qui est sa marque qu’il est un écrivain libre comme l’air, pour ne pas dire libertaire. Le fait que Le Grand Loin soit dédicacé à la mémoire de la chanson Samuel Hall du trop tôt disparu Alain Bashung n’est pas un hasard... Oooh, non. »
Brindha Seethanen