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Ferenc Karinthy
Épépé
« ÉPÉPÉ! s'est exclamé ce collègue, lors d'un déjeuner au cours duquel je lui expliquais mon attirance, dans les livres, pour les descriptions géographiques et urbaines, pour les villes imaginaires, pour les lieux inventés. "Lis ÉPÉPÉ ! C'est magnifique. Et ça devrait t'intéresser." J'ai donc commencé ÉPÉPÉ, du Hongrois Ferenc Karinthy, samedi dernier, dans le train de 21h21 qui m'emmenait vers Paris. J'ai passé deux jours à arpenter la capitale, pour aller retrouver famille et amis chers, et surtout pour me perdre à force d'errances et de promenades hasardeuses (ce que je sais faire de mieux quand je me trouve dans une grande ville). Et ÉPÉPÉ, pendant ces deux jours, au fond de mon sac, ne m'a pas quittée. Dans ce roman, il est question d'une ville, mystérieuse et labyrinthique, sorte d'allégorie cauchemardesque des mégapoles du monde entier. Il est aussi question d'un homme, arrivé ici il ne sait comment (erreur d'aiguillage à l'aéroport?), et comme pris au piège de cet endroit, sans pouvoir s'en échapper. Il est enfin question du langage, lien brisé entre l'homme et la ville, puisque ni l'un ni l'autre ne parviennent à se comprendre. Budaï (c'est le nom du héros), bien que linguiste et polyglotte, ne reconnaît pas la langue des habitants de ce lieu, et se heurte à un mur d'hostilité quand il essaie de se faire comprendre, par gestes ou par dessins. Après avoir recouru à la logique, en profitant de ses compétences en linguistique pour tenter de se constituer un lexique de cette langue (en vain: non seulement celle-ci ne possède pas de racine étymologique connue, mais de surcroît semble en perpétuel mouvement - une chose n'étant jamais désignée deux fois de la même façon...), notre héros part bon gré mal gré en exploration des lieux, et nous offre à ce moment, à mon sens, les meilleurs passages de ce beau et étrange roman. » Agnès Borget