« Hubert Haddad voit le monde en devenir et l’effroi le saisit. Cruauté, violence, domination et manipulation, tout conduit au désespoir et à l’abandon, à la destruction de l’enfance et de ses aspirations, à notre perte.
Alam, le petit afghan qui rêvait de bonheur possible dans sa campagne verra peu à peu broyer son environnement et sa force vitale pour n’être plus qu’un être en sursis, inexorablement happé par le vertige de la mort.
Ce livre est un cri que les lecteurs ne pourront oublier, mais pas seulement. Ce livre déchire le voile qui nous masque le réel, pour nous conduire à redonner du sens à la vie, celle de nos enfants.
Comme l’auteure Zoyâ Pirzâd (le goût âpre des kakis), Clarisse est arménienne d’Iran. Sa vie quotidienne est rythmée par l’éducation de ses trois enfants, par la préparation des repas et les tâches ménagères du matin au soir tard : "c’est moi qui éteins les lumières". Cet équilibre est rompu par l’installation de voisins : une grand-mère, son fils et sa petite fille, dont le passé est empreint de drames et de mystères. Face à des situations nouvelles pour elle, Clarisse nous livre ses pensées contradictoires, elle n’est plus sûre de rien. Jusqu’au jour où...
Dans ce roman du quotidien à la première personne, l’auteure sait d’emblée nous familiariser avec les personnages tout en nuances, la maison ouverte sur l’extérieur, ce quartier où souffle le vent du désert. Nous suivons le cheminement de Clarisse vers son émancipation, thématique universelle, grâce à la plume et l’art de Zoyâ Pirzâd.
(Catherine, le 19 mai 2011)
Alam, le petit afghan qui rêvait de bonheur possible dans sa campagne verra peu à peu broyer son environnement et sa force vitale pour n’être plus qu’un être en sursis, inexorablement happé par le vertige de la mort.
Ce livre est un cri que les lecteurs ne pourront oublier, mais pas seulement. Ce livre déchire le voile qui nous masque le réel, pour nous conduire à redonner du sens à la vie, celle de nos enfants.
Indispensable et salutaire. »
Patrick Frêche