« On croit lire un polar ordinaire. Tous les codes du hard-boiled novel sont réunis : des bas fonds glauques et interlopes, royaume d'individus solitaires, drogués, alcoolos à la sexualité débridée et la gâchette facile, terreau idoine au "casse du siècle". Petite variante néanmoins, l'action se déroule en Argentine dans les années 60, après le coup d'état de l'extrême droite nationaliste qui renversa le justicialiste Perón. Autre distinction à noter, il ne s'agit en aucun cas d'une fiction. Piglia (déjà auteur du remarquable La Ville absente, toujours chez Zulma, paru en 2009) retrace un fait divers oublié, un braquage, "version argentine d'une tragédie grecque" (dixit l'auteur).
L'histoire. Un braquage, une cavale, trois malfrats qui finissent piégés comme des rats dans un appartement uruguayen, cerné par la police.
On pense ici à De sang froid. Car, comme Capote, Piglia tente d'appréhender les motivations, les mobiles des malfaiteurs. L'auteur ne se limite pas à une simple chronique policière. Par le biais de témoins, d'archives qu'il a consultées, il ponctue le récit d'incursions dans le passé des personnages, attendrissant le lecteur confronté ici à des individus ultra dangereux car acculés, désespérés, ayant la violence comme ultime recours. En tentant de maîtriser un destin pourtant tout tracé, ces truands renoueront avec le mythe du bandit de grand chemin (la bande à Bonnot, Bonnie Parker et Clyde Barrow), ici opposé à une police aux méthodes des plus expéditives, bras armé d'un régime totalitaire.
Violence, désespoir, mort, sexe, défiance, cocktail détonnant pour un sombre récit social. Bien plus qu'un polar !!! »
« Le Livre "coup-de-cœur-qui-fait-du-bien" de la rentrée littéraire 2010 !!!
Nous découvrons l'histoire toute simple d'un candide des temps modernes : Arnljótur, jeune homme d'une vingtaine d'années et pourtant déjà père malgré lui, quitte son île natale pour aller sur le "continent" restaurer la roseraie réputée d'un monastère, avec pour seul bagage des boutures de "Rosa Candida", une rose exceptionnelle à huit pétales que chérissait sa mère défunte.
Son voyage et sa vie au monastère donneront lieu à des tas de rencontres et d'imprévus qui l'aideront à se construire.
Tout en finesse, humour et poésie, c'est un récit initiatique où notre héros passera sereinement à l'âge adulte.
Un petit bonheur de lecture !!!! »
L'histoire. Un braquage, une cavale, trois malfrats qui finissent piégés comme des rats dans un appartement uruguayen, cerné par la police.
On pense ici à De sang froid. Car, comme Capote, Piglia tente d'appréhender les motivations, les mobiles des malfaiteurs. L'auteur ne se limite pas à une simple chronique policière. Par le biais de témoins, d'archives qu'il a consultées, il ponctue le récit d'incursions dans le passé des personnages, attendrissant le lecteur confronté ici à des individus ultra dangereux car acculés, désespérés, ayant la violence comme ultime recours. En tentant de maîtriser un destin pourtant tout tracé, ces truands renoueront avec le mythe du bandit de grand chemin (la bande à Bonnot, Bonnie Parker et Clyde Barrow), ici opposé à une police aux méthodes des plus expéditives, bras armé d'un régime totalitaire.
Violence, désespoir, mort, sexe, défiance, cocktail détonnant pour un sombre récit social. Bien plus qu'un polar !!! »
Thomas