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Jeux littéraires

Retrouvez nos Jeux littéraires dès septembre 2013, en même temps que la nouvelle édition du Nouveau Magasin d’écriture, de Hubert Haddad.
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Coups de cœur des libraires


Les Buveurs d'Encre
« Lucia Antonia est funambule et a dû quitter le cirque fondé par son grand-père. Après la chute mortelle de sa partenaire, Arthénice, avec laquelle elle entretenait une relation fusionnelle, les employés du cirque ont eu peur que Lucia Antonia ne leur porte la poisse. Mais si elle décide de quitter le cirque c'est avant tout parce que sa douleur est trop forte. La voilà alors seule sur une presqu'île où elle ne connaît personne, dans une ambiance salée. Une ambiance propice à la réflexion où elle trouve dans chaque élément de la nature un peu d'Arthénice : dans un vol d'oiseau qui écrirait son prénom ou bien encore dans un portrait créé par un peintre rencontré il y a peu... Très vite elle ressent le besoin de remonter sur un fil et d'exercer son art. Un ami voilier lui tend un fil entre deux arbres et là voilà s'élançant à nouveau dans le vide. Le vide, le seul endroit où la funambule ne pense pas à sa très chère complice, le seul endroit où elle ne réfléchit pas. Endeuillée et triste, elle note de courtes phrases dans de petits carnets. Elle y écrit tout ce qu'elle ressent, elle y rédige de courts fragments de vie. Ses rencontres aussi : Astrée et Eugénie, deux amies réfugiées avec qui elle partage son quotidien. Ses femmes réunies par le destin et par leur passé douloureux vont monter un petit spectacle sur cette presqu'île afin de survivre. Mais quel sera leur avenir ? Lucia Antonia surmontera-t-elle sa douleur ? Comment ? Un roman poétique entre rêverie et monde réel, à l'écriture touchante. Une lecture que l'on ne peut oublier.
Librairie Labyrinthes
« Parmi les innombrables raisons qui poussent à écrire et à produire un roman, il en est une ancienne et pourtant toujours d'actualité, toujours neuve, autour d'un questionnement, on pourrait presque dire une métaphysique de la langue. Où se situe la limite du langage à dire ? Comment traduire quoi que ce soit des mouvements de l'être et de l'âme avec des phrases ? La poésie fait matière de cette tension, mais le roman aussi. Une certaine forme de roman, qui depuis Sei Shônagon (les 162 fragments des Notes de chevet, écrits en l'an mille, à lire et relire toute une vie) jusqu'à Pascal Quignard (Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia) n'hésite pas, dans un splendide mouvement de confiance au lecteur, à n'offrir que des aperçus, des morceaux, des esquisses même, que l'œil et la mémoire de celui qui lit vont recomposer pour s'approprier un monde. Daniel Morvan s'inscrit dans cette lignée, avec la parution de Lucia Antonia, funambule. Son héroïne, coincée entre ciel et terre, réfugiée dans les salines, consigne sur de petits carnets des éclats cristallins du quotidien, de son histoire, de sa mémoire, de son deuil. L'écriture épingle en quelques phrases ou quelques lignes les situations, les émotions, la magie du cirque, l'art du fil de fer sur lequel on balance sa vie. Nous ne sommes pas dans les salants aux confins de quelque Guérande par hasard : comme l'action du vent et du soleil provoquant l'évaporation et la cristallisation de ce qui fut longtemps la première monnaie d'échange et de troc, l'action de la lecture fait surgir quelques diamants, sublimation élégiaque d'une autre monnaie d'échange que nous partageons tous, le langage. Acrobate, funambule, marches incertaines dans des territoires de confins, ni terre ni air – comme sur un fil de fer – ni terre ni eau – comme dans la saline –, pour un enchantement rythmique et musical dont les arrangements mélancoliques bouleversent... »
Librairie Pages d'écriture
Funambule dans le cirque créé par son grand-père, Lucia Antonia présentait un numéro de funambule avec sa partenaire, complice et amie Arthénice. Mais la chute de sa "jumelle" va l'obliger à s'exiler sur une presqu'île afin de ne pas porter malheur aux autres membres du cirque. Mais comment continuer à vivre lorsque l'on a perdu celle qui était "comme un miroir" de soi-même ? En consignant souvenirs et sentiments dans un carnet. "Les pensées que j'ai d'Arthénice me sont dictées par elle depuis son séjour dans les limbes des équilibristes. Je les laisse venir sans honte et les consigne ici malgré la promesse faite à mon père de ne rien écrire. Qui, d'ailleurs, voudrait me lire ? J'écris pour me taire et ne penser à rien." Bribes par bribes, par petites touches oscillant entre passé et présent, le lecteur découvre la rencontre des deux jeunes filles, le lien si fort qui les unit dès le début, leur entente complice sur terre comme sur le fil. Sans larmoiement, avec retenue et sensibilité, Daniel Morvan nous laisse approcher cette douleur qui semble insurmontable (Lucia Antonia se sent responsable de la mort d'Arthénice) mais qui, au fil des rencontres et grâce aux mots couchés sur le papier, va s'atténuer et faire redécouvrir à Lucia Antonia le plaisir de déambuler sur un fil. Entre ciel et terre, un livre empli de sensibilité, d'espoir et de rêve. Une écriture douce et poétique qui construit un fil (celui du funambule ou celui de la vie ?) sur lequel je me suis promenée sans peur et avec beaucoup de plaisir.